20 octobre 2011
LE BLEU DU MIROIR S'OFFRE UN LIFTING
Une page se tourne : celle de Canalblog.
Mais l'histoire continuera de s'écrire de films en aiguilles sur la nouvelle version du site.
Visiteurs occasionnels ou réguliers, veuillez donc suivre le lien et si vous aimez Le Bleu du Miroir, modifier vos favoris.
J'en profite pour remercier chaleureusement tous les visiteurs, assidus ou occasionnels, pour leur(s) passage(s) et leur soutien. C'est toujours un plaisir de lire vos commentaires et de discuter des films, même [surtout] lorsque nos avis divergent radicalement (et particulièrement cette année). Je tiens également à remercier particulièrement A*. pour son immense contribution (souvent discrète mais réelle) et infinement pour sa conception du nouveau blog - le mérite lui revient intégralement.
J'espère vous retrouver sur le nouveau blog pour continuer l'aventure Le Bleu du Miroir, en espérant que vous aimerez cette nouvelle version, plus moderne et plus fonctionnelle. Egalement, il se pourrait que deux ou trois plumes viennent s'ajouter occasionnellement à la mienne, pour plus de diversité dans le ton comme dans l'offre de films chroniqués.
NB : je vais progressivement uploader les anciens articles de ce blog sur le nouveau, celui-ci restera en état quoiqu'il arrive.
12 octobre 2011
[exclu] LA COULEUR DES SENTIMENTS
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TATE TAYLOR | USA | 146 MIN | 26 OCTOBRE 2011 EMMA STONE | VIOLA DAVIS | BRYCE DALLAS HOWARD Succès littéraire phénoménal aux Etats-Unis, le best-seller The Help (La couleur des sentiments) a été rapidement adapté . Projeté en ouverture du prestigieux festival de Deauville cet été, le film de Tate Taylor a été chaleureusement accueilli par le public et la critique. The Help, adapté par la romancière elle-même et son ami d'enfance Tate Taylor, se déroule dans le Mississippi à Jacksonville où la ségrégation raciale est importante (une servante de couleur n'est pas autorisée à aller au WC dans les sanitaires familiaux!). La jeune Skeeter - interprétée avec justesse par la craquante Emma Stone - désire devenir journaliste ou écrivaine. La jeune femme, indépendante et déterminée, va décider de pointer du doigt ce traitement cruel et insensé envers les bonnes à tout faire qui ont un rôle essentiel dans bon nombre de foyers hupés, qui élèvent les enfants de ses familles bourgeoises, les nourrissent, les éduquent et leur font la toilette mais n'obtiennent pas le respect et la considération qu'elles méritent. En s'intéressant au racisme dans les années 60, on pouvait craindre une énième dénonciation consensuelle, le sujet ayant été déjà souvent exploré au cinéma auparavant. Mais cette production (Disney!) vaut le détour car elle raconte avant tout une aventure humaine, une histoire d'amitié insolite (pour l'époque) entre deux bonnes et la jeune Skeeter liées par le projet secret - et risqué - d'écrire un bouquin dénonçant le sort des femmes de leur condition et faire changer les moeurs intolérables de l'époque. Le casting, très bon - à l'exception de l'éternelle pistonnée Bryce Dallas Howard - et la discrète et délicate partition de Thomas Newman évitent de tomber dans le mélo larmoyant ou le ton moralisateur typiquement hollywoodien. Et même si le film n'est pas indemne de tout reproche et que sa réalisation reste plutôt classique mais efficace, ce film familial a suffisamment de panache et de personnalité pour remporter l'adhésion du spectateur.
Adapté du best-seller de Kathryn Stockett, La couleur des sentiments sera un des films à voir de cette fin d'année 2011 (sortie prévue le 26 Octobre). Porté par un casting de qualité, ce film dénonçant la ségrégation envers les domestiques de couleur dans les années 60 aux Etats-Unis devrait être un prétendant solide aux prochains Oscars.
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10 octobre 2011
[ciné] THE ARTIST
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MICHEL HAZANAVICIUS | FRANCE | 100 MIN | SORTIE 12 OCT. 2011 JEAN DUJARDIN | BERENICE BEJO | JAMES CROMWELL
Un film hommage aux grands classiques du cinéma muet mis en image avec élégance par Michel Hazanavicius et porté par des interprètes tous remarquables. Un pari culotté et réussi pour une comédie drôle et émouvante, bien qu'un peu trop sage.
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06 octobre 2011
[ciné] WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN
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LYNNE RAMSEY | UK-USA | 110 MIN | SORTIE 28 SEPT. 2011 TILDA SWINTON | JOHN C. REILLY | EZRA MILLER
Un film vaniteux, maniéré et simpliste construit de manière inutilement alambiquée pour rendre son métrage plus intelligent qu'il ne l'est. L'interprétation irréprochable de Tilda Swinton ne suffit pas à sauver ce film de l'ennui et de l'agacement qu'il provoque.
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04 octobre 2011
[ciné] LE SKYLAB
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JULIE DELPY | FRANCE | 100 MIN | 5 OCTOBRE 2011 Après le très amusant Two Days in Paris qui suivait un couple haut en couleurs dans les rues de Paris, Julie Delpy continue à s'amuser du choc des cultures mais cette fois à l'intérieur même d'une grande famille. Et comme pour ce film qui l'opposait à l'hilarant Adam Goldberg, l'actrice-réalisatrice française a conservé cette plume culottée et efficace qui fait souvent mouche. Cette écriture pleine de justesse, d'humour et de tendresse fonctionne ici à nouveau parfaitement malgré quelques petites longueurs. Il faut dire, comme elle nous le confirmera après la projection, que ce n'est pas une mince affaire que d'arriver à rassembler une telle galerie de personnages sans s'embrouyer un peu les pinceaux par ci par là. Mais l'ensemble est réussi, on s'amuse beaucoup devant ces instants de famille se déroulant un week-end estival. Les repas qui s'éternisent, les débats politiques qui tournent mal, les déconnades entre cousins et cousines, le radotage de mamie, les promenades et les matchs de foot improvisés. L'ambiance fin 70s est très bien reconstituée tant dans les décors que les costumes. Le casting est plutôt bon (mention spéciale à Valérie Benneton et Vincent Lacoste, d'ailleurs présents lors de cette avant-première fort sympathique) et malgré une absence d'intrigue revendiquée, Le Skylab se laisse suivre avec un certain plaisir. Le succès devrait être au rendez-vous vu les réactions en salle même si celui-ci ne devrait être mesuré face à la concurrence, pourtant pas toujours de qualité (Bienvenue à bord pour ne citer que ça). La présence d'une partie du casting après la projection permettra d'ailleurs un débriefing intéressant et convivial, qui sera poursuivi brièvement par la suite avec ce cher Neil que je remercie pour sa compagnie.
Avec le Skylab, l'actrice-réalisatrice Julie Delpy rend hommage à la [sa] famille et réussit une comédie populaire - dans le bon sens du terme, pas comme la dernière daube avec Dubosc - drôle et attachante.
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