WallE

AVEC LES VOIX DE PHILIPPE BOZO, MARIE-EUGENIE MARECHAL, EMMANUEL JACOMY - UN FILM DE ANDREW STANTON ETATS_20UNIS4 ANIMATION, ANTICIPATION, ROMANCE - 1h37 - 2008 - WALL-E est le dernier être sur Terre et s'avère être un... petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL-E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul... Cependant, sa vie s'apprête à être bouleversée avec l'arrivée d'une petite "robote", bien carénée et prénommée EVE.

Émotions galactiques

      Après le superbe Le Monde de Nemo et le savoureux Ratatouille, les artistes de chez Pixar nous offrent un nouveau petit bijou d'animation nommé Wall-E. Et c'est encore une véritable réussite, visuellement sublime et techniquement remarquable. Les paysages terrestres et galactiques sont magnifiques. Par chance, j'ai pu assister à une séance numérique et le rendu était incomparable.

      La première demie-heure est quasiment muette. C'est pour moi le gros point fort de Wall-E., en tout cas, ce que j'ai préféré. On fait connaissance avec Wall-e et on découvre le monde dans lequel il (sur)vit, lui qui avait été envoyé afin de nettoyer une planète Terre débordant de déchets. Grâce à l'ingéniosité des créateurs, on s'attache rapidement à ce petit être de métal doté d'une curiosité très développée et d'une sensibilité surprenante. Son repère ressemble au palais des merveilles et pourrait rappeler la caverne de la petite sirène collectant toute sorte d'objets des humains. Son expressivité (et là encore, chapeau les artistes) y est aussi pour beaucoup, son regard penaud quasiment aussi génial que celui du chat-potté de Shrek.

      La suite se déroule dans un cadre un peu plus moderne. On découvre ce qu'il reste de l'humanité, réfugiée dans des vaisseaux immenses. Les hommes sont devenus de gros bibendums avachis devant leur écran, ignorant le rapport social et l'échange avec autrui. L'obésité est bien sûr ciblée, l'omniprésence de la publicité et des médias également. Et bien évidemment, la gestion par les gouvernements des déchets et autres pollutions industrielles ressort comme le thème central, bien que je la trouve trop sommairement traitée - ce qui s'explique vu le public ciblé à la base. 

      L'histoire est assez simple au niveau de l'intrigue mais d'une redoutable efficacité. On suit les aventures du petit robot et de son amoureuse "Eveeeee", rapatriée au vaisseau mère. On vibre avec le petit robot, qui fait de nombreuses gaffes dans ce monde immaculé, jusqu'à un dénouement plutôt triste, qu'on pensera presque cruel...

Les robots sont nos amis. Voilà qui pourrait être le crédo de ce Wall-E où les petites machines animées ré-apprenent l'humanité, la compassion et l'altruisme aux hommes. Un film techniquement remarquablement et artistiquement très réussi, au personnage principal attachant et terriblement drôle, et qui se suit d'un bout à l'autre avec grand plaisir si on une âme d'enfant ou qu'on est bon public, dont on ressort avec le sourire aux lèvres et presque la larme à l'œil.

CDCs 8 / 10

 

L'avis de la presse

La charge poétique élève alors le dessin animé très au-dessus du simple « film pour enfants ».  - L'express

Le réalisateur Andrew Stanton s’amuse ici à prendre le parfait contre-pied des habituels clichés de la science-fiction, qui, de Terminator à Matrix, dressent les robots contre leurs créateurs.- Telerama

Le film captive dès la première demi-heure, pourtant complètement muette. - Le JDD