frostNixon

RÉALISÉ PAR RON HOWARD – AVEC FRANK LANGELLA, MICHAEL SHEEN, KEVIN BACON, SAM ROCKWELL – GENRE POLITIQUE  – DURÉE 2h02 – ÉTATS UNISSORTIE (FR) 1er AVRIL 2009

En 1974, le président américain Richard Nixon est contraint de démissionner suite à l'affaire du Watergate. Quelques années plus tard, un jeune journaliste britannique, David Frost, se lance dans une entreprise folle : décrocher la première interview de l'homme politique déchu pour l'amener à se confesser et, enfin, rendre des comptes auprès de ses électeurs. Mais la tournure des évènements va bientôt prendre un sens inattendu.

Mon avis sur le film

Richard Nixon est, dans l'histoire des États-Unis, le seul président ayant été contraint de démissionner suite à un scandale. Le film débute par des images d'archives posant le contexte. S'en suivent, deux heures d'un face à face passionnant entre un personnage publiquement conspué et un animateur de talk-shows jet-setteur et arriviste. Bien que dénué de suspens, le film est plutôt habilement construit et l'on suit les enjeux politico-médiatiques de cette interview historique qui fut difficile à concrétiser et les joutes verbales des deux protagonistes. Le ton est caustique. Certaines répliques font mouche. Ron Howard ne cherche pas la controverse, ni le défoulement, et ne prend pas spécialement position (à quoi bon enfoncer des portes ouvertes ?) et évite un film consensuel et opportuniste. Le réalisateur, coupable du nanar biblique insupportable Da Vinci Code - adapté de la bouse du non-moins coupable Dan Brown - élève son niveau et démontre un certain talent, malgré une mise en scène un peu sage par moments. Si la force du film n'est pas dans sa réalisation mais bel et bien dans sa construction - il faudra alors féliciter Peter Morgan - elle repose également sur la prestation des comédiens et principalement celle, grandiose, de Frank Langella. Les autres s'en sortent plutôt bien (ou font la déco, n'est-ce pas Rebecca Hall ?) avec un Michael Sheen convenable mais surtout des seconds rôles intéressants et impeccables tels que Kevin Bacon ou Sam Rockwell.

FAV

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Ron Howard, lorsqu'il sait s'entourer, est capable de faire de bons films. Sa confrontation entre le journaliste David Frost et l'ex-président démissionaire Richard Nixon passionne, en évitant de tomber dans la facilité du donneur de leçons et de la dénonciation éhontée. Frank Langella (Nixon), formidable, impose son charisme et son talent.

L'avis de la presse

Le métrage se pose là en pierre angulaire d'une hypothétique réflexion citoyenne, se servant d'un épisode du passé pour construire l'avenir. DvdRama

Adapté d'une pièce de Peter Morgan (le brillant scénariste de The Queen, de Stephen Frears), Frost/Nixon reprend les deux comédiens qui l'ont créée sur scène : Michael Sheen dans le rôle du play-boy british en col pelle à tarte et Frank Langella dans celui du président à la diction si caractéristique. Bien que dénuées de suspense (Nixon va enfin avouer ce que tout le monde sait déjà), leurs joutes verbales passionnent. Télérama