coraline

RÉALISÉ PAR HENRY SELICK – AVEC LES VOIX DE DAKOTA FANING, TERI HATCHERGENRE FANTASTIQUE, ANIMATION – DURÉE 1h40 – ÉTATS UNISSORTIE (FR) 10 JUIN 2009

Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar.

Mon avis sur le film

Henry Selick, créateur et co-réalisateur du grandiose L'étrange Noël de Mr Jack, revient quinze ans plus tard avec Coraline, son nouveau film d'animation. Un film à l'univers gothique-acidulé, drôle et divertissant, parfois frissonnante – pour les plus jeunes – qui relate les aventures d'une gamine quelque peu délaissée par des parents très occupés par leurs impératifs professionnels et personnels. Dans une baraque peu reluisante, la fillette s'ennuie et explore la maison de fond en comble. Elle tombe sur cette porte, sorte de terrier d'Alice, et découvre un monde parallèle différent de celui qu'elle connaît – mais plutôt merveilleux en apparence – où tous ses fantasmes d'enfant semblent se réaliser. Cette version alternative de son quotidien où tout paraît idéal, de la décoration de sa maison à l'attitude archi-dévouée de ses parents, ne sera définitive que si elle accepte de faire un petit sacrifice : coudre des boutons à la place de ses yeux. Le film pose des questions importantes sur la place de l'enfant, de ce dont il est capable pour parvenir à ses fins, propos plutôt pertinent dans la société de l'enfant-roi où, pour se faire apprécier ou se déculpabiliser, nombreux sont les parents qui cèdent facilement aux moindres caprices de leurs bambins.

FAV

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Coraline est un film d'animation de très bonne facture, pour petits et grands. Un conte moderne réussi et visuellement irréprochable, à mi-chemin entre Le voyage de Chihiro et Alice aux Pays des Merveilles, mais qui n'a toutefois pas la poésie et la subtilité de L'étrange Noël de Mr Jack.

L'avis de la presse

Selick joue habilement avec les fantasmes de l'enfance - qui n'a pas rêvé, un jour, de changer de parents ? -, mais aussi, et surtout, avec ses angoisses. Télérama