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RÉALISÉ PAR WOODY ALLEN – AVEC LARRY DAVID, EVAN RACHEL WOOD, PATRICIA CLARKSONGENRE FANTASTIQUE, ROMANCE – DURÉE 1h32 – ÉTATS UNISSORTIE (FR) 1 JUIL. 2009

Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter.

Mon avis sur le film

Depuis dix ans, Woody Allen sort quasiment un film par an. S'ils sont la plupart du temps réussis et divertissants, on regrette que le septuagénaire américain ne se laisse doucement attirer par la facilité. Après le très « léger » Scoop, le déséquilibré Match Point, le grossièrement monté Vicky Cristina Barcelona, le quasi-soporiphique Le rêve de Cassandre, Woody Allen revient à New-York, avant une prochaine excursion dans la capitale française en 2010. Et ce retour à NY semble comme un retour aux sources pour le réalisateur. Sauf que... je pense que l'ami Woody est en train de nous lasser. Son personnage principal avait tout pour – me – plaire, mais à l'arrivée, le jeu assez limité et le faciès agaçant de Larry David n'a pas eu l'effet escompté. Certes, il est difficile d'être misanthrope, jouissif et attachant – n'est pas Greg House qui veut –  cependant, je trouve lassant de retrouver constamment dans les derniers films de Woody les mêmes personnages (la blonde simplette, la quinquagénaire qui se redécouvre une sexualité, le beau gosse de service et le vieux bavard), un thème musical répétitif, des montages baclés, et j'en passe. Woody Allen pourrait être comme le bon vin. Il pourrait aussi être sur le déclin. Il n'est ni l'un ni l'autre. Toujours le même. Est-ce une bonne chose ?

WN

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Un film qui avait tout pour (me) plaire. Mais les ingrédients dans le chaudron de Woody commencent à devenir fades à force de nous les servir à toutes les sauces. Dommage.

L'avis de la presse

C'est bien joué, bien écrit, malicieux, new-yorkais en diable (...) mais on sent que Woody patine, refait ses gammes et n'en finit plus d'être le taulier de son propre système. Au fond, on s'en fout. Charlie Hebdo