Inglorious

RÉALISÉ PAR QUENTIN TARANTINO – AVEC BRAD PITT, CHRISTOPH WALTZ, ELI ROTH, MELANIE LAURENTGENRE COMEDIE, HISTORIQUE – DURÉE 2h33 – USA & ALL.SORTIE (FR) 19 AOUT 2009

Premières années de l'occupation allemande en France. Shosanna réchappe de peu au massacre de sa famille. Quatre ans plus tard, à Paris, elle tient une salle de cinéma sous une nouvelle identité. Ailleurs, en Europe, le Lieutenant Aldo Raine rassemble huit soldats pour terroriser et tuer du nazi. Grâce à l'aide de l'actrice Bridget von Hammersmarck, ils vont tenter de mener à bien une mission dangereuse à l'intérieur du cinéma de Shosanna, préparant elle-même un plan d'éxécution. Les destins vont se croiser, par le feu et les armes.

Mon avis sur le film

La sortie d'un nouveau film de Quentin Tarantino est toujours un événement. Beaucoup de choses ont donc été écrites sur Inglourious Basterds, certaines très élogieuses, d'autres beaucoup moins. Le réalisateur nombriliste divise, c'est évident.  De mon point de vue, certaines séquences sont d'une maîtrise et d'une audace assez remarquables - on a l'habitude avec QT - et pourraient valoir à elles seules le détour. En revanche, les chapitres 3 et 4 forment une sorte de ventre mou assez indigeste (trois bons quart d'heure assez longuets) dans les 2h30 que dure le film. On ne s'ennuie pas à proprement parler mais l'on ne retrouve pas la bonne dynamique installée en début de film et l'on finit par se lasser des dialogues interminables - pourtant savamment écrits par Quentin. Trop bavard donc. C'était déjà le cas dans Death Proof, son précédent opus, alternant bavardages et scènes d'anthologie. Because we like making movies ! scandaient le réalisateur et sa bande lors du tournage et durant le dernier Festival de Cannes. Cela se voit. Tarantino se fait plaisir. Peut-être un peu trop, si bien qu'il en oublie le spectateur qui pourrait décrocher occasionnellement ça et là, pour finalement reprendre le train en marche pour un dernier chapitre plutôt jouissif. Drôle, violent, cocasse, le réalisateur se lâche avec brio et revisite l'Histoire, pour notre plus grand plaisir. Dommage que l'ensemble ne soit pas du même acabit que l'introduction et la conclusion du film – mention spéciale au surprenant Christoph Waltz, récompensé logiquement à Cannes. Dommage que la bande de bâtards de Brad Pitt ne soit pas plus présente dans le film. Dommage que Mélanie Laurent se soit cru en vacances lors du tournage car cela se voit dans son interprétation parfois bien limite. Dommage. Un mot qui pourrait résumer le sentiment de frustration que l'on peut ressentir à la sortie de Inglourious Basterds. Un film ludique et parfois jubilatoire, comme seul Tarantino sait les faire. Mais pas franchement une réussite totale, la faute à rythme en dents de scie et à des acteurs - francophones - pas toujours au niveau (Mélanie Laurent, Diane Kruger, Jacky Ido) des autres (Christoph Waltz, Brad Pitt).

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L'avis de la presse

Du film dans son ensemble, il est possible de dire tout et son contraire : qu'il est puéril et brillant, drôle et lassant, superficiel et vertigineux... Le Nouvel Obs'

Tarantino utilise le prétexte du pastiche pour livrer l'un de ses films les plus risqués depuis Jackie Brown. La vraie révélation du film, c'est le nazi incarné par Christoph Waltz. Toutes ses scènes sont tellement brillantes que, lorsqu'il n'est plus à l'écran, l'ensemble perd de son piment. Rien de mémorable sauf le prologue et l'épilogue. DvdRama