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THE IMAGINARIUM OF DOCTOR PARNASSUS RÉALISÉ PAR TERRY GILLIAM – AVEC HEATH LEDGER, CHRISTOPHER PLUMMER, LILY COLE, COLIN FARRELL, JOHNNY DEPPGENRE FANTASTIQUE – DURÉE 2h02 – FRANCE, CANADASORTIE (FR) 11 NOV 2009

Avec sa troupe de théâtre ambulant, " l'Imaginarium ", le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l'heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes...

Mon avis sur le film

C'est peu convaincu que je me suis rendu au cinéma pour voir une projection du dernier film de Terry Gilliam (Brazil, Las Vegas Parano, Tideland, Les frères Grimm) offrant son ultime rôle à Heath Ledger, inoubliable Joker dans The Dark Knight, qui nous a quitté l'an dernier avant que le réalisateur américain n'ait fini de boucler le tournage de son métrage. Maudit ? On aurait pû le croire. Pour éviter que ce nouveau projet ne finisse au placard, Gilliam engage alors non pas un mais bien trois acteurs pour incarner le personnage de Tony – interprété par Heath Ledger – de l'autre côté du miroir. Tour à tour, Johnny Sparrow Depp, Jude Law et Colin Farrell reprennent le rôle dans le monde imaginaire du Dr Parnassus.

Le démarrage est légèrement poussif car le film tarde à trouver son rythme. Il faut attendre plus d'un bon quart d'heure, jusqu'à l'apparition troublante et tristement ironique de Heath Ledger, avant de vraiment entrer dans l'histoire. D'abord un peu désorienté et sonné – comme le spectateur – Tony finit par retrouver ses repères et son charisme de bonimenteur  un brin manipulateur. L'acteur australien montre une fois de plus qu'il était l'un des acteurs les plus prometteurs et talentueux de sa génération. Les autres sont quasiment tous au niveau, mention spéciale à un Andrew Garfield méconnaissable et à nouveau excellent (Boy A), Tom Waits ou encore Colin Farrell qui, des trois "remplaçants", est celui qui tire le mieux son épingle du jeu.

On baigne dans l'univers du Dr Parnassus inventé par Terry Gilliam, mais on est parfois un peu perdu dans le foisonnement d'intrigues et d'images. La narration est donc plutôt irrégulière, Gilliam ayant peut-être essayé de rafistoler son scénario et son montage afin de retomber sur ses pieds après la disparition de son acteur principal. Mais au final, on ne garde que le positif et les souvenirs de ce conte. J'en suis donc ressorti particulièrement satisfait et envoûté. Comment ne pas l'être devant tant de créativité ?

L'imaginarium du Docteur Parnassus est un film débordant d'inventivité, d'une richesse et d'une beauté inouïes, offrant à Heath Ledger un dernier grand rôle. On est emporté dans cet univers malgré une trame narrative quelque peu incertaine : Terry Gilliam donne l'impression de vouloir trop en faire et de privilégier davantage la forme au fond. L'ensemble reste plutôt en surface et manque donc un peu d'émotion. Visuellement en revanche, on en prend plein les yeux. Quelle merveille !

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Salut, moi, c'est Professeur Albus ! Euh... Docteur Parnassus.

L'avis de la presse

Une œuvre excessive, colorée, imprévisible, chaleureuse et totalement inclassable qui, tout en célébrant l'imaginaire à chaque plan, questionne plus que jamais la place de l'artiste, du créateur, dans nos sociétés modernes. FilmsActu