autrecot_DE L'AUTRE CÔTÉ DU LIT RÉALISÉ PAR PASCALE POUZADOUX – AVEC SOPHIE MARCEAU, DANY BOON – GENRE COMÉDIE FACILE – DURÉE 1h33 – FRANCE  – SORTIE (FR) 7 JANV. 2009 - Ariane et Hugo décident d'échanger leur vie pour échapper à la routine, qui, après dix ans de mariage, leur donne le sentiment d'être des hamsters pédalant dans une roue. Elle se retrouve du jour au lendemain à la direction d'une entreprise de location de matériel de chantier. Et lui s'improvise vendeur de bijoux à domicile... Mais la vie est-elle plus belle lorsqu'on la contemple de l'autre côté du lit ? Réunissez l'acteur français bankable du moment et l'actrice la plus appréciée dans l'hexagone depuis deux décennies – aussi charmante soit-elle la quarantaine passée – et pondez un scénar' consensuel à outrance où les clichés se bousculent à une vitesse ahurissante, procurez-vous quelques épisodes cultes d'émissions intellectuelles comme Confessions Intimes ou Vis ma vie pour écrire vos séquences majeures et mélangez le tout. Vous obtiendrez certainement quelque chose qui ressemble fortement au film de Pascale Pouzadoux sorti début 2009 pour le plus grand plaisir de Valérie (ou Sandrine), modern-housewife overbookée et désespérée par l'attitude désinvolte de son époux dès qu'il franchit le pas de la porte le soir : « Chérie, faudrait que tu repasses ma chemise pour demain, j'en ai besoin, j'ai une réunion. Bon, qu'est qu'on mange ? Ah t'as fait un plat surgelé ? T'as pas eu le temps de cuisiner ? » Sophie Marceau se débat comme elle peut face à un Dany Boon fade et consternant employant un ton ridicule et mièvrement gay qui lui offrirait presque d'office un rôle pour un hypothétique La cage aux folles 4. Les acteurs surjouent, le scénario est idiot et incohérent, la conclusion limite mysogine et les décors sont kitsch jusqu'à l'écœurement. Faites-moi confiance sur ce coup, contentez-vous de la bande-annonce. Toutes les lectrices de Femme Actuelle vont se régaler avec le film de P. Pouzadoux. Les autres, mâle ou femelle rarement plantés devant TF1 le soir après 22h, vont s'y lancer dubitativement – pour occuper un moment de convalescence par exemple – et après quelques sourires amusés et quelque peu condescendants, seront tentés de s'arrêter assez rapidement en chemin, préférant scruter le plafond à la recherche d'une araignée intrépide. J'ai pourtant tenu jusqu'à ce happy-ending prodigieusement bâclé et imbécile. Dire que j'ai attendu un an jour pour jour avant de voir ce chef d'œuvre !

Ce qu'en dit la presse (krinein) : « Les scènes s'égrènent sans aucune verve ni inventivité, déroulant péniblement le conte­nu de la bande-annonce (qui couvrait facile­ment les trois quarts du scénario), pour se répandre dans un happy-end sirupeux qui donne envie d'écorcher vif un chaton orphe­lin et aveugle. »

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