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Après un troisième volet assez décevant, surfant sur le succès d'un Shrek 2  drôlement inspiré, Dreamworks conclue la saga de l'ogre vert avec un épisode prétexte, visant à engranger encore quelques dizaines/centaines de millions grâce à la franchise. Après Shrek et Fiona tombent amoureux, après Shrek et Fiona s'aiment en dépit des médisances, après Shrek et Fiona se marient et font des gosses (tout comme l'Âne et sa Dragonne), il fallait bien trouver quelque chose de neuf pour ce dernier chapitre. Et comme les histoires d'amour finissent mal - en général - il n'y avait aucune raison que l'Ogre Vert ne traverse pas lui aussi sa crise existentielle/de la quarantaine. Alors qu'il vit paisiblement dans son marais avec femme, enfants et amis, il commence à se languir sérieusement de sa vie d'antan. Ainsi, naïvement, ce gros nigaud accepte de passer un pacte avec un nain beau parleur et manipulateur - qui ressemble étrangement à notre cher président - et le voilà transporté dans une réalité où tous ceux qu'il chérissait ne le reconnaissent plus ou n'existent plus. Il faudra donc que celui-ci vainque la malédiction, en moins de 24h, pour rompre le sort et retrouver la vie qu'il avait auparavant (et dans laquelle il "était heureux mais ne s'en rendait pas compte"). Vous l'aurez compris à travers ce bref billet, j'ai trouvé ce Shrek 4  très dispensable et excessivement simpliste (scénario, intrigue, dialogues, animation). Je ne le conseille donc pas forcément pour cet été et vous invite à préférer l'autre film d'animation évènement de cet été réalisé par le grand concurrent de Dreamworks, Toy Story 3, que je chroniquerai dans les jours qui viennent et qui lui a l'avantage de pouvoir plaire aux petits comme aux grands. Car soyons réalistes, pour être conquis par Shrek 4, il fallait appartenir à la tranche d'âge recommandée par Allociné, "Films pour enfants à partir de 6 ans"... guère plus alors.

SHREK 4 - MIKE MITCHELL, 30 JUIN 2010 ■■■□□□□□□□