LE BLEU DU MIROIR : le Cinéma, de bonne ou mauvaise foi...

L'actualité du cinéma et de la télévision avec des avis sur les derniers films vus au ciné ou en dvd, les tournages, les coups de coeur musicaux ainsi que les séries à ne pas manquer.

18 avril 2008

[ciné] PENELOPE

penelope

AVEC CHRISTINA RICCI, JAMES McAVOY, CATHERINE O'HARA - UN FILM DE MARK PALANSKY ETATS_20UNIS4 COMÉDIE, FANTASTIQUE - 1h41 - 2008 - Une sorcière a jeté un sort sur la première fille qui nait dans la famille Wilhern : Pénélope. Pour y échapper, elle devra épouser un garçon issu de la noblesse. Pénélope est une romantique. Elle décide de fuir loin de sa famille et d'affronter le Monde. Elle découvrira que le mauvais sort, il faut l'ignorer et s'accepter telle qu'elle est.

Mes parents, mes prétendants et moi...

    19ème siècle. Un noble fricote avec une servante. Celle-ci finit par tomber enceinte. Il se dit qu'il va l'épouser. Ses proches lui rient au visage. Il finit par se marier avec une femme de son standing et la jeune servante, désespérée, se jette d'une falaise. La mère de cette dernière jette un mauvais sort sur la famille : la prochaine fille qui naîtra aura l'apparence d'un cochon. Elle ne pourra se débarasser de la malédiction que le jour où un noble daignera bien l'épouser malgré son apparence. 

    Le mauvais sort ne se manifeste qu'un siècle et demi plus tard et tombe sur la jeune Pénélope, au grand désespoir de ses richissimes et médiatiques parents, les Wilhern. Pour que la gamine puisse grandir à l'abri du monde extérieur et de son hostilité à l'égard de tout ce qui est différent, ils font croire que l'enfant est décédée. Elle va donc grandir isolée, dans le plus grand confort que possible, et lorsqu'elle atteindra enfin l'âge adulte, elle va voir se présenter à elle des prétendants issus de la noblesse que sa mère lui envoie. Cette partie du film est d'ailleurs bourrée d'humour et de tendresse.

    Si Palansky ne peut renier que son œuvre lorgne vers la comédie romantique - et qu'elle n'évite donc guère certains aspects gentillets - on passe toutefois un excellent moment de détente. Effectivement, Pénélope est un film divertissant et attachant, souvent drôle et interprété par des acteurs plus que crédibles malgré des situations burlesques et volontairement intensifiées pour faire rire les petits et les grands. La belle et talentueuse Christina Ricci démontre une fois de plus qu'elle est tout à son aise dans tous les genres (la comédie avec Woody Allen, le drama dans Monster, le fantastique de Burton...) et porte ce film sur ses petites épaules, sorte de Belle et la Bête des temps modernes - sauf qu'elle incarne les deux à la fois. James McAvoy, impeccable et séduisant avec son charme british, confirme de son côté qu'il est un acteur montant sur lequel il faudra compter. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, avec notamment Catherine O'Hara (Maman, j'ai raté l'avion, Six Feet Under saison 3), Peter Dinklage (Joyeuses Funérailles) ou encore Simon Woods (Octave dans la saison 2 de Rome) tous bourrés de défauts, mais néanmoins attachants et amusants.

    Autre qualité enfin qui distingue Pénélope d'une banale comédie, la qualité de la photographie et des décors qui nous rappellent notamment Tim Burton ou Alfonso Cuaron (La Petite Princesse, Harry Potter 3) et qui nous emporte dans ce conte adorable et dépaysant qui réussit à nous divertir sans nous abrutir. À conseiller aux petits et pourquoi pas aux plus grands.

Pancarte6Sur10Drôle et attachante, cette comédie en guise de conte sur l'acceptation de soi bénéficie de nombreuses qualités pour passer un très bon moment. Mais là où le divertissement classique nous endort de mièvrerie et de bons sentiments - présents ici également - Pénélope bénéficie d'un côté décalé et d'une bonne dose d'humour, ainsi que de l'interprétation savoureuse de ses acteurs comme Peter Dinklage ou Catherine O'Hara, délicieusement hystérique. Une agréable surprise, un film sans prétention dont on ressort le sourire aux lèvres.

L'avis de la presse

Pénélope tente le grand écart entre le conte de fées et la comédie romantique, le récit d’émancipation et la quête existentialiste, et c’est non sans une certaine élégance, malgré sa mièvrerie, que le film réussit l’exercice. - Fluctuat.net

Filmographies

Christina Ricci (La famille Adams, Sleepy Hollow, Ally McBeal, Monster, Anything else... )
James McAvoy ( Le monde de Narnia chap. 1, Le dernier roi d'Écosse, Reviens-moi  ... )

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14 avril 2008

[dvd] CARAMEL

Caramel

AVEC NADINE LABAKI, YASMINE AL MASRI, JOANNA MOUKARZEL - UN FILM DE NADINE LABAKI drapeau_liban COMEDIE - 1h36 - 2007 - A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient.

Dis-moi comment tu te coiffes, je te dirais qui tu es...

      Premier film de la réalisatrice franco-libanaise Nadine Labaki, devant et derrière la caméra, Caramel est une œuvre touchante, drôle et attachante. L'auteure dresse plusieurs portraits de femme, de générations ou de confessions religieuses différentes, plutôt modernes et occidentalisées mais toujours enfermées dans le traditionalisme et craignant le regard de la communauté. Nadine Labaki confiait d'ailleurs à la sortie de son film : "Je me suis toujours posée des questions à propos de la femme libanaise oscillant moi-même entre deux mondes, la culture occidentale moderne, qui nous offre l'image d'une femme émancipée, et l'univers oriental, lourd de traditions. Chrétiennes et musulmanes, nous subissons le poids de l'éducation rigide, de la religion toujours très présente. Nous avons la volonté de bien faire, de ne pas décevoir et vivons dans la crainte du regard des autres, dans la hantise du jugement. Le Liban est considéré comme un exemple d'ouverture, de libération, mais ce n'est pas toujours le cas". Ces propos sont très représentatifs de l'état d'esprit de sa première œuvre. Femmes libérées mais pas complètement, assumant leur féminité sans trop le faire pour ne pas dépasser les limites et choquer l'entourage, l'institut de beauté semble être leur lieu de réconfort et de confidence, où elles peuvent se laisser aller tranquillement, dans ce cocon presque hermétiquement réservé au beau sexe, sans avoir à se soucier du jugement qu'on leur porterait : celle qui est attirée par les femmes, celle qui est l'amante d'un homme marié, celle qui refuse d'assumer le fait qu'elle a vieilli...

        "La femme libanaise n'est pas très bien dans sa peau. Elle cherche son identité, parfois à travers le jeu des apparences, et souffre de l'hypocrisie du système." Le film vise juste et parvient aisément à nous donner une idée de la vie des femmes au Liban, de leur situation qui laisse entrevoir l'espoir d'une émancipation totale, mais qui pour l'instant ne permet pas encore à celles-ci de vivre au grand jour et d'assumer leur sensualité, leur sexualité et leur féminité. On est encore loin de Carrie Bradshaw et de sa bande de copines new-yorkaises, mais on retrouve ce clan de femmes actives et dynamiques qui partagent bonheurs, chagrins et désillusions. Le regard de son auteure sur ses personnages est d'une justesse et d'une tendresse remarquables.

      La réalisation est impeccable, la photographie superbe, maîtrisée et colorée - sans abus - et les actrices toutes naturelles, justes et attachantes. Une très belle bande son accompagne ces histoires de femmes, où chaque air illustre parfaitement l'émotion de l'instant : humour, joie ou mélancolie. Et comment ne pas être touché par l'émouvante Tante Rose, qui n'a pas le temps de s'occuper de sa vie de femme car elle doit déjà se consacrer à son modeste commerce et surtout à sa sœur aînée déficiente, quitte à mettre ses souhaits et ses regrets de côté.

Pancarte7_5Sur10Une première réalisation pleine de sensibilité et d'optimisme, teintée de mélancolie. De superbes portraits de la femme moderne libanaise, pas encore totalement affranchie du regard des autres, mis en valeur par Nadine Labaki - qui tient également l'un des rôles principaux du film - une cinéaste prometteuse. De l'espoir pour un pays qui en a bien besoin et un moment de cinéma agréable et divertissant. Un film coup de cœur, un des plus attachants de 2007.

L'avis de la presse

Il ne faut donc pas bouder son plaisir devant ce Caramel, première œuvre terriblement séduisante - aVoir-aLire.com

La photographie est superbe, et joue à merveille avec les couleurs. Les rôles sont parfaitement attribués (...) Caramel est une gourmandise à s'en pourlécher les doigts (...) un vrai plaisir des sens. - Brazil

: : : : : : : : : : : : TOP 2007 MIS à JOUR : : : : : : : : : : : :

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09 avril 2008

[dvd] GONE BABY GONE

GBG

AVEC CASEY AFFLECK, ED HARRIS, MORGAN FREEMAN - UN FILM DE BEN AFFLECK ETATS_20UNIS4 POLICIER, SUSPENS - 1h55 - 2007 - Dans une banlieue ouvrière de Boston, la petite Amanda a disparu. Après l'échec des recherches menées par la police, la tante et l'oncle de l'enfant décident de faire appel à des détectives privés du coin, Patrick Kenzie et Angie Gennaro.

Disparus dans la nuit

      Premier passage derrière la caméra pour Ben Affleck, le contestable acteur américain. Il adapte l'œuvre de Dennis Lehane (également célèbre pour avoir écrit Mystic River, d'ailleurs porté à l'écran par Clint Eastwood) tiré d'une série de romans sur le duo d'enquêteurs Patrick Kenzie et Angie Genaro, les deux personnages principaux du film justement. Gone baby gone retrace l'investigation du tandem sur la disparition d'une fillette.

    Pour le rôle principal, le réalisateur débutant engage son prometteur et talentueux frère Casey, excellent dans le rôle du lâche Robert Ford à l'automne dernier. Celui-ci se montre à nouveau à la hauteur et devra être suivi de près. Pour lui donner la réplique, son choix apparaît plus discutable. En effet, Michelle Monaghan se montre un peu trop lisse. Les seconds rôles sont assez bons, sans être transcendants. Morgan Freeman et Ed Harris livrent une prestation correcte, sans grande conviction. La faute certainement à un Ben Affleck trop appliqué, qui peine à diriger ses acteurs - comment le pourrait-il alors que lui même a rarement fait preuve de crédibilité dans ses rôles ?

    En revanche, il parvient à nous captiver littéralement pendant une heure - ce qui correspond à peu près à la première moitié du film - si bien que l'on sentirait presque venir le chef d'œuvre. Une superbe photographie, une narration soutenue et prenante, une atmosphère noire et une tension pesante, tous les ingrédients d'un excellent polar sont réunis. Malheureusement, la seconde partie vient atténuer cette réussite. Elle manque de rythme et comporte quelques passages indigestes et peut être superflus. Celle-ci ne sert finalement qu'à révéler progressivement les fils de l'histoire jusqu'à un coup de théâtre final mal valorisé alors que ce dernier rebondissement aurait pu avoir plus de force.

    Cependant, l'intérêt résidera dans cette partie là aux sujets traités : la justice, la responsabilité parentale, la misère. Il pose également une question dérangeante, à laquelle il propose une issue différente de celle attendue : quand est-ce que cela devient nécessaire d'intervenir devant une situation qui nous révolte ? Peut on traiter le mal par le mal ? A t'on le droit de commettre un crime parce que cela semble être pour de bonnes raisons ?

Pancarte7Sur10Un premier film plutôt intéressant de la part d'un Ben Affleck, plus inspiré à l'écriture ou derrière la caméra que devant. Gone baby gone, sans être un chef d'œuvre, se laisse aisément suivre malgré quelques longueurs sur la fin. Retenons surtout une première partie remarquablement prenante et maîtrisée et des qualités intéressantes pour un premier coup. Les deux frères Affleck se montrent plutôt doués et nous attendrons leurs prochains projets avec intérêt. 

L'avis de la presse

Le film manque parfois de fluidité, de lisibilité, Affleck se heurtant à la structure quelque peu alambiquée du bouquin, mais certainement pas de personnalité. Casting aux petits oignons (...), atmosphère soignée, propos ambitieux : Ben Affleck se révèle un réalisateur à suivre. - TeleCineObs

Filmographies

Casey Affleck (Good Will Hunting, Ocean's 11, L'assassinat de Jesse James... )
Morgan Freeman ( Robin des bois, Les évadés, Seven, Million Dollar Baby  ... )
 

Posté par Wilyrah à 16:50 - [ CINEMA - BON FILM ] - Commentaires [5] - Permalien [#]

01 avril 2008

[ciné] PARIS

paris

AVEC JULIETTE BINOCHE, ROMAIN DURIS, ALBERT DUPONTEL - UN FILM DE CEDRIC KLAPISCH FRANCE1 COMEDIE DRAMATIQUE - 2h10 - 2008 - Un Parisien malade croyant qu'il va mourir pose un regard neuf sur la ville et ses habitants : Paris et ses mystères, Paris et ses malheurs, Paris et ses bonheurs, Paris et ses lumières. Au travers du chassé-croisé de huit destins (une assistante sociale, une mannequin, un clandestin camerounais, une boulangère, un SDF, un prof de fac, un architecte, un danseur), le malade prend conscience de la beauté de la ville et de la beauté de la vie.

Few Days in Paris  

Intituler son film : Paris. Audacieux. Pari risqué, surtout. Comment ne pas craindre un long-métrage commun et banal telle une carte postale de Notre Dame, sorte de cliché - aux sens propre et figuré - et symbole connu de tous pour représenter la capitale française ? Même s'il est difficile de remettre en cause l'originalité du cinéaste français, on pouvait toutefois redouter un film un peu trop... parisien justement, avec des bobos par ci, des pauvres gens par là, de la comédie de mœurs pour middle-class, formatée, emballée et vendue, tout en n'oubliant pas quelques ingrédients (ou ici des noms) appréciés par le public visé : un Luchini, un Duris, une Mélanie, de la Binoche ou de la Viard. Y'en a pour tous les goûts. Du péteux, du franchouillard, du beauf, de la midinette... tout le monde pourra s'identifier. Heureusement Klapisch n'est pas un cinéaste trop ordinaire. Le défile de célébrités et de lieux communs n'a pas vraiment lieu et l'on passe deux belles heures de cinéma, lors desquelles il exploite les plus beaux côtés de la vie parisienne et les plus moroses, et nous fait redécouvrir la ville comme pour la première fois, dans un regard pourtant familier. Il met en scène un film touchant, attendrissant, drôle et parfois même délicat et intimiste.

Dans le face à face entre Romain Duris et Juliette Binoche se créé une ambiance toute particulière, où l'on ressent la fragilité de la vie, les instants de bonheur éphémères qui s'envolent bien trop vite. Après l'excellente et attachante comédie Les poupées russes, où Kelly Reilly et Cécile de France avaient tour à tour volé la vedette à Romain Duris, le nouveau film de Klapisch offre une nouvelle fois l'occasion à une actrice - renommée cette fois - d'éclipser le populaire acteur français, coqueluche poilue de son ami réalisateur. Juliette Binoche, spécialiste des rôles de nunuches, se révèle être le véritable point fort du film. Humaine, fragile, pudique, râleuse... Nos yeux verseraient presque la larme qui coule sur sa joue lorsque son frère lui annonce qu'il est malade. Puis, un sourire s'esquisse sur nos lèvres et accompagne ses gestes et attitudes maladroitement malicieuses alors qu'elle essaie de mettre au placard son habit de mère inhibée par ses gosses, son célibat et sa quarantaine. Enfin, il s'efface progressivement pour laisser place à l'émotion lorsqu'elle suit du regard son frère partant pour l'hopital.

De jolies histoires - qui laissent malheureusement sur la touche les personnages de Cluzet et Dupontel qu'on aurait aimé voir davantage - mises en scène avec maîtrise ces destins croisés avec une justesse de ton évitant - à mon grand soulagement - le french pathos pour en faire une œuvre simple et personnelle.

Si celle-ci ne peut malgré tout éviter quelques stéréotypes, s'il manque parfois d'un peu plus de folie dans l'ensemble, on pardonnera à Klapisch ses lacunes ne serait-ce que pour le miracle auquel on assiste : Luchini qui fait son Luchini sans trop faire son Luchini. Quel tour de force ! Il est sûrement le premier réalisateur à avoir réussi à canaliser ce cabotin délirant pour faire apparaître au premier plan la fragilité que ce théatral personnage dissimule souvent derrière un véritable mur de paroles. Cédric Klapisch confirme à nouveau que même s'il n'est pas systématiquement parfait, il excelle quasiment toujours dans sa direction d'acteurs.Pancarte7Sur10

Un joli film, simple et humain, qui met en valeur les hommes et la vie dans la capitale, grace à une mise en scène soignée - presque un peu trop sage -  et une Juliette Binoche attendrissante. Mais il manque un peu de folie, un brin de magie.

L'avis de la presse

Mais la plus belle réussite de cette œuvre est qu’elle évite le piège des clichés sur Paris en retournant à leur source. A l’image du personnage africain qui compare une carte postale d’un panorama avec sa propre vue de ce panorama, Klapisch nous rappelle qu’un cliché, avant d’en être un, est un point de vue réel et pur. Il parvient ainsi à nous faire redécouvrir des poncifs sur notre capitale et ses habitants en y diffusant une émotion inédite. Avoir-Alire.com

"Paris" se trouve réduit à un simple décor pour comédie de mœurs, un film (...) un peu trop appliqué. Positif

Paris est aussi la capitale des embouteillages, et c'est ce qui arrive au film de Klapisch: à vouloir mettre trop de personnages qui se croisent, se suivent sans forcément qu'un lien les unisse, ça finit par bouchonner. Elle

Son "Paris" a du coeur, de la tendresse, de l'humour. Le montage, complexe et fluide à la fois, tisse une toile subtile, faites d'histoires simples, drôles, tragiques. Le journal du dimanche

Filmographies

Cédric Klapisch ( Le péril jeune, Un air de famille, L'auberge espagnole, Les poupées russes ... )
Romain Duris ( Le péril jeune, L'auberge espagnole, Les poupées russes, Exils  ... )
Juliette Binoche ( La vie de famille, Le hussard sur le toit, Le patient anglais, Le chocolat  ... )
 

Posté par Wilyrah à 02:02 - [ CINEMA - BON FILM ] - Commentaires [7] - Permalien [#]

07 mars 2008

[ciné] THE DEAD GIRL

thedeadgirl1

AVEC TONI COLLETTE, MARCIA GAY HARDEN, ROSE BYRNE - UN FILM DE KAREN MONCRIEFF ETATS_20UNIS4 DRAMA - 1h36 - 2008 - La découverte du corps d'une jeune fille dans un champ aux abords de Los Angeles va bouleverser l'existence de plusieurs personnes étrangères les unes aux autres mais liées d'une manière ou d'une autre à ce meurtre brutal.

Celles qui restent

       Grand Prix du jury au festival du film américain de Deauville, ce second métrage de Karen Moncrieff se présente sous la forme de cinq chapitres, cinq segments de vie, cinq destins de femmes. S'il commence par la découverte du corps d'une jeune femme, le film n'a rien d'une enquête policière. Cet évènement n'est que le trait d'union reliant les vies de ces femmes qui vont en être bouleversées.

    Le premier chapitre mystérieux et tendu, l'étrangère, dresse le portrait d'une femme étouffée par une vieille mère infâme (Tatie Danielle était un ange à côté) et rongée par le décès de son frère, qui découvre lorsqu'elle se promène - certainement pour fuir son foyer inhospitalier - le corps d'une jeune femme au bord d'un champ. Après avoir signalé ce fait à la police, elle va reprendre, par la force des choses, son destin en main et tenter de s'extirper de son quotidien masochiste. Toni Collette est incroyable et nous scotche rapidement à notre siège. Cette première partie donne le ton : une photographie soignée, des prises de vue maîtrisées, une caméra introspective et presque omnisciente. Karen Moncrieff filme ici ses personnages avec un naturel sobre et singulier.

    La seconde histoire est tout aussi prenante. Rose Byrne incarne une jeune femme légiste, dont la vie semble suspendue depuis la disparition de sa sœur aînée quinze ans plus tôt. La famille ne vit plus qu'autour de l'obstination de sa mère, déterminée à ne pas perdre espoir et qui ne compte plus ses efforts pour la retrouver. Leah, qui se voit confier l'autopsie du cadavre récemment découvert, pense un moment avoir identifié celle qui les a quitté il y a maintenant plus d'une décennie. Cette nouvelle, vécue comme un drame par la mère, va lui permettre d'accomplir enfin le deuil qu'elle attendait pour recommencer à vivre, malgré tout. Spoiler (surlignez) : Comme un symbole, lorsque finalement le résultat des analyses arrive et que l'on constate qu'elle n'est pas cette sœur disparue quinze ans auparavant, son patron lui tend le document, accompagné d'un "désolé" étrangement lourd de signification.

    Le troisième segment est certainement le plus osé puisqu'il pose le cadre de vie de l'épouse du tueur présumé. Celle-ci, enfermée dans la routine et négligée par son mari, va découvrir progressivement les agissements suspects de ce dernier. Néanmoins, devant le poids de la responsabilité et les bouleversements dans sa vie qu'entraîneraient la dénonciation de celui-ci, elle va se retrouver confrontée à un dilemme : préserver le confort tristounet du quotidien ou tout compromettre par acquis de conscience.

    Lors de la quatrième partie, on suit la mère de la victime, interprétée avec talent par une Marcia Gay Harden juste et touchante. Après avoir rencontré les inspecteurs pour remplir les formalités administratives, elle va tenter de revenir sur les pas de sa fille qui avait quitté son domicile des années auparavant, fuyant un beau-père qui abusait d'elle. La réalisatrice parviendra judicieusement à trouver un équilibre entre l'émotion et la gravité, évitant donc de tomber dans le mélodramatique ou la pleurnicherie. Spoiler (surlignez) :C'est en apprenant qu'elle est désormais grand-mère qu'elle trouvera la force de surmonter ces nouvelles successives et qu'elle tentera désormais de donner à sa petite fille une enfance plus saine et entourée de l'amour que sa fille souhaitait donner à cet enfant, tant bien que mal.

    La cinquième histoire n'est autre que celle de l'innocente victime. Nous suivrons donc les dernières heures de cette jeune femme, à la vie bien misérable et qui doit subir les violences du milieu de la prostitution. Malheureusement, cette dernière partie apparaît plus comme une conclusion de tous les éléments rassemblés au fur et à mesure par le spectateur, si bien que le générique arrive un peu trop tôt et ne permet pas à cette œuvre originale et touchante de se distinguer par un final fort et à la hauteur.

Pancarte7_5Sur10La réalisatrice n'opte pas pour un schéma narratif classique qui veut que le fil rouge conduise petit à petit à la croisée des chemins. Elle se détache donc du film choral et préfère dresser cinq portraits attentifs et implacables de femmes confrontées à la mort et à leur propre destin. Evoquer la mort pour mieux parler de la vie, ce n'est pas sans nous rappeler le chef d'œuvre télévisé que fut Six Feet Under. On regrettera une conclusion décevante qui ne donne pas toute la force que ce bon film méritait.

L'avis de la presse

Selon Variety, Moncrieff ferait partie des 10 scénaristes américains à suivre. Après être passés sous son rouleau compresseur en cinq tableaux, difficile de dire le contraire : cinq univers, cinq plaidoyers, cinq tragédies, une existence détruite… mais d’innombrables ébranlées. - CommeAuCinema.com

Filmographies

Toni Collette ( Pour un garçon, The Hours, In her shoes ... )
Rose Byrne ( Troie, Marie-Antoinette, 28 semaines plus tard, Damages  ... )
Giovanni Ribisi ( Friends, Lost in translation, Retour à Cold Mountain  ... )
 

Prochaine toile

Julia de Erick Zonca

Posté par Wilyrah à 22:18 - [ CINEMA - BON FILM ] - Commentaires [8] - Permalien [#]

[dvd] DANS LA VALLEE D'ELAH

vallee_d_elah1

AVEC CHARLIZE THERON, TOMMY LEE JONES, SUSAN SARANDON - UN FILM DE PAUL HAGGIS ETATS_20UNIS4 POLICIER - 2h02 - 2007 - De retour d'Irak pour sa première permission, Mike Deerfield disparaît mystérieusement et est signalé comme déserteur. Son père, Hank – un ancien membre de la Police Militaire – et sa mère Joan se lancent à sa recherche avec le concours d'Emily Sanders, officier de police de la juridiction du Nouveau-Mexique où Mike a été aperçu pour la dernière fois. Face au silence et à l'hostilité croissante des autorités militaires, Hank et Emily soupçonnent bientôt un coup fourré. Les indices troublants s'accumulent, et la vérité sur le séjour en Irak de Deerfield finit par éclater, bouleversant à jamais la vie de Hank et ses croyances…

No country for our men

      Après Collision et les excellents scénarios de Million Dollar Baby, Mémoires de nos pères et Casino Royale, Paul Haggis réalise un film sur le conflit iraqien et les traumatismes subits par les jeunes troupes américaines lors de celui-ci. S'il n'a pas le talent de Sam Mendes (Jarhead) et que son long-métrage reste assez sage, il souligne comment les États-Unis continuent de se voiler la face sur les conséquences des guerres dans lesquelles ils s'investissent, pour les civils sur place, mais aussi les soldats de leur propre nation. Le cinéaste utilise comme fil conducteur une enquête policière suite à la disparition d'un jeune soldat fraîchement rentré au pays. On constate que cette jeunesse débordante d'idéaux patriotiques s'est retrouvée parachutée à l'autre bout du monde, sans repères ni confort, éloignés des leurs, à mettre les mains dans la boue et le sang. On se demande comment on peut envoyer ses jeunes hommes, pas encore adultes, dans un contexte comme celui-là, sans préparation et aucun encadrement psychologique sur place, puis à leur retour, si bien qu'ils ne savent plus s'ils étaient finalement mieux là-bas qu'ils ne le sont ici.

    L'atout du film est la présence de Tommy Lee Jones, tout en intériorité, qui verra ses convictions d'ancien soldat mais également de père s'effondrer au fur et à mesure de l'avancement de l'investigation. Charlize Theron, toute en sobriété, l'accompagnera dans sa démarche, touchée par ce père meurtri et isolé. Les rebondissements se succèdent mais on n'est toutefois jamais vraiment surpris, la faute à une réalisation linéaire, à des rôles secondaires plutôt mauvais - par opposition aux deux acteurs principaux impeccables - et à des choix parfois faciles de mise en scène, d'une utilisation abusive d'une Susan Sarandon mélodramatique et de ces sempiternels plans de la bannière étoilée, qu'elle soit glorifiée ou entachée.

Pancarte6_5Sur10     Ce qui agace est qu'en réalité ce soi-disant "brûlot" n'illustre finalement que les erreurs humaines, y compris celles des citoyens américains désormais enfin conscients des errances de dirigeants qu'ils avaient pourtant reconduits pour un mandat supplémentaire, adhérant d'ailleurs majoritairement à cette décision d'envoyer leurs troupes en Irak. Les Américains ne semblent pas enclin à retenir les cinglantes leçons reçues par le passé et les nombreux revers subits.
    S'il l'on regrette un récit surchargé de symboles et de scènes parfois lourdes à la longue, on saluera néanmoins l'initiative et les bonnes intentions de son auteur encore lié à ce point de vue subjectif, et surtout, l'interprétation juste et touchante de son tandem.

Revue de presse

Film antimilitariste, Dans la vallée d’Elah laisse pourtant planer une étrange ambiguïté en fin de parcours (…). Le personnage principal laisse aller son écœurement sans jamais remettre en cause le patriotisme qui fonde cet aveuglement et cette propension à l’oubli.. Libération

(…) malgré des comédiens au top (…) on sent qu’ils sont essentiellement au service d’une démonstration, fût-elle habilement déguisée. TeleCineObs

(…) lucidité essentiellement introspective, qui ne s’accommode toujours pas très bien du registre policier de l’intrigue. En demandant ce qu’il faut penser d’une nation qui laisse ses enfants à la barbarie, le film est d’abord un constat sanitaire habillé en jugement moral (…) Positif

Filmographies

Tommy Lee Jones ( Le fugitif, Men in black, Trois enterrements, No country for old men  ... )
Charlize Theron ( The Yards, Braquage à l'italienne, Monster, L'affaire Josey Aimes ... )

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27 février 2008

[dvd] THE INVASION

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AVEC NICOLE KIDMAN, DANIEL CRAIG - UN FILM DE OLIVER HIRSCHBIEGEL ETATS_20UNIS4 THRILLER, SF - 1h38 - 2007 - Alors que le monde est en proie à une mystérieuse épidémie altérant le comportement humain, une psychiatre de Washington (Nicole Kidman) découvre que l'origine du fléau est extra-terrestre et que son fils est peut-être le seul capable d'empêcher l'invasion qui se prépare...

Sauvons l'humanité ?

       Après L'expérience et le très controversé La Chute, Oliver Hirschbiegel fait ses débuts à Hollywood avec un remake ré-actualisé. Souvent distingué pour son ton subversif, cette adaptation prêtait à l'enthousiasme. Sauf qu'Hollywood et ses producteurs ont la fâcheuse manie d'interférer trop fréquemment sur le produit fini - en témoigne le premier volet de À la croisée des Mondes, complètement charcuté et amputé de son final - en dénaturant une bonne partie du travail de l'auteur. Victime de ces coups de couteaux, l'œuvre de Hirschbiegel pourtant de qualité, souffre d'un montage un peu irrégulier, notamment sur le final - initialement, le film devait durer 2h30. Il est donc évident qu'une heure en moins ne pouvait que l'handicaper.

        On ne peut ainsi que regretter cette intervention parasite et la contribution d'un James McTeigue peu convaincant déjà dans V pour Vendetta. Car le film, bien qu'énième adaptation de l'oeuvre originale Body Snatchers portée à l'écran dans l'invasion des profanateurs de sépultures, est plutôt réussi. Le réalisateur germanique a réussi à créer une atmosphère pesante où la tension monte de façon croissante jusqu'à des scènes tendues comme dans le métro ou au pied d'un building, lorsque Carol (Kidman) doit feindre de ne ressentir aucune émotion pour ne pas être démasquée. Nicole Kidman d'ailleurs - gracieuse et juste, cela faisait un bail - porte le film sur ses frêles épaules, aux côtés d'un Daniel Craig plutôt discret.

        Le dénouement espéré - par les scientifiques dès le début du film - finit par arriver, non sans peine, et la conclusion ambigüe n'est malheureusement pas mise en valeur par un montage trop rapide qui ne détaille pas suffisamment l'évolution de la phase de guérison - pas plus qu'il n'avait auparavant suffisamment exploité celui de la contamination.

Pancarte7Sur10

The Invasion est un film intéressant, qui ne mérite ni le traitement subit dans la presse ni cette terrible affiche old school. La production a joué le rôle inverse de celui qui lui est normalement imparti, en entravant la mise en forme de l'œuvre et en ne favorisant pas sa promotion, ce qui est plus que regrettable. Car malgré cela, cette version du cinéaste allemand vaut le détour pour son originalité et pour avoir su éviter de nombreux pièges et clichés du genre, en attendant - qui sait - la parution éventuelle d'un director's cut plus indépendant des obligations hollywoodiennes.

Revue de presse

Habitué des sujets casse-gueule, je me demandais quelles voies le réalisateur allait prendre pour faire passer son message. Mes attentes ont été comblées (...) quand on sait le décrypter, ce film est vraiment subversif et prend réellement parti. Il diffuse ce propos limpide : la survie de l'humanité ne dépend pas d'un nivellement économique, culturel et social, mais de la conservation de la spécificité de chaque civilisation pour assurer à notre espèce un minimum de pérennité. L'ouvreuse.

Filmographies

Nicole Kidman ( Moulin Rouge, Les Autres, the Hours, Dogville  ... )
Daniel Craig ( Les sentiers de la perdition, Layer Cake, Casino Royale  ... ) 
 

Posté par Wilyrah à 13:23 - [ CINEMA - BON FILM ] - Commentaires [3] - Permalien [#]

26 février 2008

[ciné] INTO THE WILD

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AVEC EMILE HIRSCH, MARCIA GAY HARDEN, WILLIAM HURT - UN FILM DE SEAN PENN ETATS_20UNIS4 AVENTURE - 2h27 - 2008 - Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui. Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres. Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.

Human nature

       Après The Pledge - fiche critique à venir - Sean Penn repasse derrière la caméra pour l'adaptation casse-gueule d'un roman de John Krakauer intitulé Voyage au bout de la solitude. S'il confirme qu'il est un excellent filmeur - davantage dans les plans rapprochés très soignées que sur ces grandiloquentes séquences classiques et faciles de paysages pour en mettre plein la vue - il s'enferme à nouveau dans un académisme bien trop évident. Sa réalisation et son propos, bien que portées par de bonnes intentions, ne permettent pas à son oeuvre de prendre une dimension humaine et forte. Il nous paraît assez difficile - alors que c'était le but évident de l'auteur - de s'identifier à ce personnage central utopiste, donneur de leçons à tout va, dans sa quête de la vérité et de son être. Bien entendu, les références littéraires et politiques vont appuyer les idées du personnage de Emile Hirsch. Toutefois, la richesse humaine de Into the wild réside dans ses rencontres, anodines et attachantes que Chris fait au hasard de son chemin. Le personnage de Hal Holbrook, dans la dernière partie du film, apporte bien davantage de simplicité et de sagesse que ce jeune homme plein d'élan romantique, prêt à tout sacrifier - famille, études et biens - pour l'accomplissement de sa grande aventure. Ne serait-ce pas là finalement que l'on ressentirait le plus d'empathie : ce vieil homme seul sur le bord d'une route de l'Amérique profonde dont la vie s'est arrêté lorsque les siens l'ont quitté brutalement - à l'opposé de Chris qui s'en est éloigné par choix ?
     D'ailleurs, on se demande finalement si ce ne sera pas cela qu'il fuit - sa famille, les disputes et les mauvais souvenirs - davantage que cette société de consommation qu'il condamne - et on ne peut qu'acquiescer - et cet avenir prometteur porté par des diplômes prestigieux mais sans valeur à ses yeux.

Pancarte6_5Sur10Si l'on retenait que les points forts du film, on saluerait les choix de cadrages et la photographie de ce film bien davantage que le ton solennel de celui-ci et de son personnage, quelque part assez maniéré. On retiendrait également cette conclusion ( "Happiness only real when shared" ) qu'écrit Chris dans son bouquin, fataliste et résolu. Tout ce bonheur sous ses yeux, ce plaisir du dépaysement et de la communion avec la nature, trouve t'elle un sens si, en fin de compte, elle n'est pas vécue et partagée ? Une question que l'on est en droit de se poser, tant pour le film que pour l'idée que véhicule celui-ci.

L'avis de la presse

(...) le film pêche par un manque d'allant, un ton trop didactique et une solennité finale qui confine à la naïveté. Pierre Eisenreich - Positif

Hélas, Sean Penn privilégie un traitement exclusivement romantique, qui manque de crédibilité et de vérité humaine. Bruno Bouvet - La Croix

Avec son mélange de paradoxes et de contradictions, Into the Wild ressemble, sans l'ombre d'un doute, à son auteur : à la fois énervant et séduisant, excluant et généreux, âpre et tendre. Gérard Delorme - Première

Le film laisse une curieuse impression : celle d'une exceptionnelle aventure humaine, superbement mise en image, mais sans centre de gravité. On sort de là partagé entre l'admiration et l'insatisfaction. François Forestier - TeleCineObs

Filmographies

Sean Penn ( réalisateur - The indian runner, Crossing guard, The Pledge  ... ) 

Prochaine toile

La famille Savage de Tamara Jenkins

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07 février 2008

[dvd] EN VRAC : LOTR 1, DIE HARD 2...

LA COMMUNAUTE DE L'ANNEAUPancarte7Sur10

 AVEC VIGGO MORTENSEN, ELIJAH WOOD, IAN McKELLEN
UN FILM DE PETER JACKSON ETATS_20UNIS4 AVENTURE, FANTASTIQUE - 2h50 - 2003

       Un premier volet fort agréable techniquement, plutôt régulier dans la narration et doté de très bons interprètes - exception faite de Liv Tyler et Orlando Bloom, certainement incorporés au casting pour attirer un public de midinettes. Peter Jackson pose les bases de sa trilogie et nous offre trois heures de régal visuel - qu'on soit fan ou non de la trilogie, il faut bien lui reconnaître. Mais si vous n'avez pas lu les livres - comme moi - il sera parfois difficile de comprendre les véritables enjeux.

DONNIE BRASCOPancarte6Sur10

 AVEC JOHNNY DEPP, AL PACINO, MICHAEL MADSEN, ANNE HECHE
UN FILM DE MIKE NEWELL ETATS_20UNIS4 POLICIER, SUSPENS - 2hO5 - 1998

        Un bon film sur la mafia porté par un duo impeccable et doté d'une bande son sympa. Un peu long parfois... Un final intéressant et ambigu. "Tout ça pour ça" pourrait se dire Donnie...

DIE HARD 2 : 58 MINUTES POUR VIVREPancarte6Sur10

 AVEC BRUCE WILLIS, BONNIE BEDELIA, WILLIAM SADLER, JOHN LEGUIZAMO
UN FILM DE RENNY HARLIN ETATS_20UNIS4 ACTION, SUSPENS - 1h58 - 1998

        Un démarrage moins poussif que dans Die Hard 1, si bien qu'on ne décroche pas lors de la première heure. En revanche, le film s'étire un peu trop et malgré les rebondissements, on peine à tenir jusqu'au dénouement tiré par les cheveux. Décevant mais assez efficace. Un John McClane toujours aussi drôle et impertinent toutefois et encore au bon endroit au mauvais moment.

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04 février 2008

[dvd] DIE HARD 1 : PIEGE DE CRISTAL

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 AVEC BRUCE WILLIS, ALAN RICKMAN
UN FILM DE JOHN McTIERNAN ETATS_20UNIS4 ACTION - 2h06 - 1988

John McClane, policier new-yorkais, est venu rejoindre sa femme Holly, dont il est separé depuis plusieurs mois, pour les fêtes de Noël dans le secret espoir d'une réconciliation. Celle-ci est cadre dans une multinationale japonaise, la Nakatomi Corporation. Son patron, M. Takagi, donne une soirée en l'honneur de ses employés, à laquelle assiste McClane. Tandis qu'il s'isole pour téléphoner, un commando investit l'immeuble et coupe toutes les communications avec l'extérieur...

Au mauvais endroit, au mauvais moment...

         Bruce Willis, qui débarque du petit écran, se voit offrir son premier grand rôle au cinéma sous la caméra de John McTiernan - qui réalisera également par la suite Die Hard 3 - pour un film qui va devenir rapidement le film référence en matière de film d'action. On découvre donc un McClane tout jeune et encore marié qui rejoint sa femme dans un hôtel pour la fête de Noël de son employeur. Pas forcément emballé, il s'isole et la laisse vaquer à ses occupations, quand débarque un groupe armé qui prend possession du bâtiment. Il se cache alors du commando pour tenter, à sa façon, de régler la situation.

         Ce premier épisode aurait pu s'appeler "Die hard : seul contre tous", car n'étant ni aidé par les flics à l'extérieur, ni par certains arrivistes faisant partie des otages, il va devoir se creuser la cervelle pour arriver à déjouer les plans de Hans Gruber - campé par un Alan Rickman plus jeunot mais toujours aussi salopard. Pieds nus, marcel crade et arme de service à la main, il va arpenter les cages d'ascenceur et les conduits d'aération pour éliminer un à un les membres de l'équipe de choc de Gruber. Après une première demie-heure un peu longuette, on ne décrochera plus jusqu'au dénouement - certes un peu prévisible - et on se délectera de ce face à face à distance entre McClane et Gruber.

Pancarte7Sur10        Explosifs et répliques humouristiques, telle est la recette de la saga Die Hard. Sur ce point, ce premier volet est un bon échauffement, sans être aussi délirant que le troisième opus. Il faut également reconnaître que même s'il passe encore très bien, le film a pris un coup de vieux notamment dans la réalisation, l'image, les effets spéciaux et quelques niaiseries parasites. La bouille des acteurs également nous rappelle que de l'eau a coulé sous les ponts car on n'avait certainement jamais vu Willis et Rickman aussi jeunes... Toutefois, il se visionne avec plaisir et occupera bien mieux vos soirées qu'une grosse daube du 21ème siècle avec sa petite scène de baise au milieu et les drapeaux américains qui flottent au vent...

Filmographies

Bruce Willis ( Die hard, Le 5ème élément, Le Sixième Sens, Incassable  ... )
 Alan Rickman ( Robin des Bois, Harry Potter 1 à 6, Snow Cake, Sweeney Todd  ... )
John McTiernan ( Predator, Die hard 3, Thomas Crown, Basic  ... )

Posté par Wilyrah à 13:35 - [ CINEMA - BON FILM ] - Commentaires [6] - Permalien [#]



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