23 mai 2009
[dvd] TWILIGHT : FASCINATION


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RÉALISÉ PAR CATHERINE HARDWICKE – AVEC KRISTEN STEWART, ROBERT PATTINSON – GENRE FANTASTIQUE, ROMANCE – DURÉE 2h07 – ÉTATS UNIS – SORTIE (FR) 7 JANV. 2009 |
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Quand elle quitte l'Arizona pour emménager dans la pluvieuse ville de Forks, s'installant chez son père, la jeune Bella pense que rien ne pourra la surprendre en ces lieux. Grosse erreur car, dans la brume environnante, vit la mystérieuse famille Cullen dont les membres restent toujours entre eux, soudés et en marge. Irrémédiablement attirée par l'un d'entre eux, Edward, elle n'aura même aucune crainte lorsqu'elle comprendra que lui et les siens sont en réalité des vampires, d'un type un peu particulier cependant puisqu'ils ont renoncé au sang humain. Une relation compliquée entre les deux jeunes gens va alors naître, contrariée par la nature de chacun mais aussi mise en danger par un trio de vampires récemment débarqué dans les parages et n'ayant que le goût du sang à la bouche... |
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Mon avis sur le film Les vampires ont la côte. Après la jouissive série de HBO, True Blood, c'est le « phénomène » Twilight qui a débarqué sur les (grands) écrans français au début de l'année. J'ai donc décidé de jeter un œil à l'adaptation du premier volet de la saga succès de Stephenie Meyer. Lançant le film avec l'idée que j'allais voir une belle croûtasse, mes attentes n'étaient pas très élevées. Le film débute pourtant bien, porté par une Kristen Stewart qui a « bien » grandi depuis Panic Room. Si bien que je commence à me dire finalement, je pourrais passer un bon moment et que Catherine Hardwicke (Thirteen, Les seigneurs de Dogtown) va peut-être apporter quelque chose à cette nouvelle pompe à fric pour ados. Et bien, croyez le ou non, mais le film s'avère finalement être... une belle croûtasse. D'accord, la bande son est sympa (Muse, Debussy). D'accord, Kristen Stewart est à croquer – dans tous les sens du terme – et s'en sort plutôt bien. D'accord, ça fait plaisir de revoir Sarah Clarke ne serait-ce que quelques minutes. Toutefois, alors que la première heure truffée de clichés réussissait plutôt à nous divertir, le deuxième partie du film est beaucoup plus ennuyeuse. Là où l'intrigue et le rythme du film étaient censés s'emballer et nous emporter, c'est l'inverse qui se produit. On décroche, le film dérape et devient assez long et mauvais? Jusque là, les dégâts étaient limités, la réalisation était assez sobre et parfois presque subtile. Elle devient brouillonne et clipesque – jusqu'à la nausée. Le suspense ne fonctionne pas, le peu de mystère s'envole et la mise en scène devient digne d'un pauvre film de série B. La conclusion est catastrophique et ne donne vraiment pas envie de voir la suite. Les dialogues sont consternants, la mise en scène pitoyable, la musique et le montage insupportables, et même Kristen Stewart semble abaisser la qualité de son interprétation au niveau de celle du célèbre neuneu Robert Pattinson – déjà horripilant dans la parodie d'Harry Potter IV, il l'est encore plus avec ses jolies lentilles marron – c'est à dire, médiocre. |
4 / 10 On pourrait avoir envie de voir la suite pour savoir ce qu'il va arriver à la Bella. On pourrait. Mais le joli minois de la demoiselle ne sera certainement pas une raison suffisamment forte de se l'infliger surtout quand on sait que Chris Weitz – coupable de la dramatique adaptation de À la croisée des Mondes – va prendre les commandes du numéro 2. |
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L'avis de la presse Trop long, mal équilibré, des choix discutables, les griefs sont nombreux et décontenanceront aussi bien les fans que les profanes. Dommage, parce que le potentiel était là. DvdRama |
16 avril 2009
[dvd] THE NOTEBOOK

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RÉALISÉ PAR NICK CASSAVETES – AVEC RYAN GOSLING, RACHEL McADAMS, JAMES GARNER, GENA ROWLANDS – GENRE ROMANCE – DURÉE 2h02 – ÉTATS UNIS – SORTIE (FR) 8 SEPT. 2004 |
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Dans un foyer pour personnes âgées, un résident tient compagnie à une dame qui n'a plus toute sa tête. Pour la distraire, il lui lit les pages d'un carnet de notes qui relate une histoire d'amour ayant débuté dans les années 1930. Noah Calhoun, jeune ouvrier dans une scierie, courtise effrontément l'adolescente Allie Hamilton, issue d'une famille bourgeoise du Sud des États-Unis. Ce récit produit un effet surprenant sur la vieille dame, qui semble se remémorer certains de ces événements.
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13 avril 2009
[dvd] LA BELLE PERSONNE

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RÉALISÉ PAR CHRISTOPHE HONORÉ – AVEC LEA SEYDOUX, LOUIS GARREL – GENRE FILM PARISIEN – DURÉE 1h32 – ÉTATS UNIS – SORTIE (FR) 17 SEPTEMBRE 2008 |
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Junie, seize ans, change de lycée en cours d'année suite à la mort de sa mère. Elle intègre une nouvelle classe dont fait partie son cousin Matthias. Il devient son ambassadeur auprès de sa bande d'amis. Junie est vite courtisée par les garçons du groupe, elle consent à devenir la fiancée du plus calme d'entre eux, Otto. Mais bientôt, elle sera confrontée au grand amour, celui de Nemours, son professeur d'italien. La passion qui naît entre eux sera vouée à l'échec. Ne voulant pas céder à ses sentiments, Junie s'obstine à refuser le bonheur, car il n'est à ses yeux qu'une illusion. |
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Mon avis (PAS DU TOUT CONSTRUCTIF) sur le film Grande nouvelle chers lecteurs ! Christophe Honoré ne fait pas que des films ignobles, pédants, inutiles, complaisants et/ou malsains. Si si, je vous assure ! Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas eu envie de vomir à chaque phrase énoncée par ses Je vous arrête de suite. Pas de quoi sauter sur les toits. Le sujet : ils ont entre 18 et 25 ans, ils habitent un quartier bourgeois de Paris et ils ont des problèmes d'ordre sentimentaux. Du classique pour Honoré. "Se re-nou-veler" dites-vous ? II ne connait pas ce mot apparemment. D'ailleurs, devinez qui tient le rôle masculin principal... Le fils de... - c'est pas une insulte, promis - Papa Garrel, Louis. Oh oh oh... que c'est inédit ! Pour l'accompagner, il choisit une "fille de" aussi (parce que ça fait bien) : la belle Léa Seydoux (future héritière de l'empire Pathé-Gaumont... et du LOSC probablement) que vous avez peut-être déjà aperçue dans le clip de son petit-ami de l'époque, l'insupportable Que de raisons donc de fuir cette nouvelle masturbation cinématographique. Et pourtant ! L'incroyable s'est produit. Son film est regardable et même - grand fou que je suis - agréable et prenant. Christophe Honoré s'en sort plutôt bien et son film, La Belle Personne, est une œuvre intéressante. Léa Seydoux , elle, crève l'écran et légitime son statut d'actrice ( le piston, son joli |
6 / 10 Si Christophe Honoré arrive à faire un film (de gosses de riches parisiens) qui ne pète pas trop plus haut que son cul, si Louis Garrel arrive à jouer un personnage auquel on s'attache et qu'on n'envisage à aucun moment le suicide en une heure et demie de pellicule, alors tout devient possible. Et qui sait ? Sainté va peut-être se maintenir en Ligue 1. |

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L'avis de la presse Curieux cinéaste que Christophe Honoré, jamais complètement inscrit au cœur des choses, décidément amoureux de la surface, des formes extérieures que revêtent les êtres, et qui par là même touche aussi, paradoxalement, à de vrais instants de grâce (le coup de foudre entre Lea Seydoux et Louis Garrel). Impression tenace que les paroles flottent, que les mots ne pèsent pas (ici toutes les voix semblent égales), mais que les corps, au contraire, sont là pour irradier de leur pure présence, que la beauté d'un visage suffit à faire fiction. Chronic'art |
À l'attention des courageux lecteurs
Je complimente Louis Garrel, je parle presque en bien de Christophe Honoré et je cite Chronic'art ! NON. N'appelez pas mon médecin traitant ou les secours pour me faire interner. Je suis parfaitement sain d'esprit, malgré l'heure tardive, et je n'écris pas sous la torture.
BRAVO à ceux qui ont réussi à lire cette "critique" - si c'en est une - Pour essayer d'être un minimum constructif, disons simplement que La Belle Personne est un film plutôt réussi, une bonne surprise, porté par deux très bons acteurs - les seconds rôles en revanche, ce n'est pas trop ça ! - et qu'il vaut le coup d'oeil, notamment de la part de ceux qui seraient intéressés par cette adaptation libre et moderne de l'oeuvre La Princesse de Clèves de Mme de Lafayette.
25 janvier 2009
[ciné] LES NOCES REBELLES

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ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR SAM MENDES – AVEC KATE WINSLET, LEONARDO DiCAPRIO, KATHY BATES, MICHAEL SHANNON – GENRE DRAMA – DURÉE 2H05 – ETATS-UNIS – SORTIE (FR) 21 JANVIER 2009 |
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Dans l’Amérique des années 50, Frank et April Wheeler se considèrent comme des êtres à part, des gens spéciaux, différents des autres. Ils ont toujours voulu fonder leur existence sur des idéaux élevés. Lorsqu’ils emménagent dans leur nouvelle maison sur Revolutionary Road, ils proclament fièrement leur indépendance. Jamais ils ne se conformeront à l’inertie banlieusarde qui les entoure, jamais ils ne se feront piéger par les conventions sociales. Pourtant, malgré leur charme et leur insolence, les Wheeler deviennent exactement ce qu’ils ne voulaient pas : un homme coincé dans un emploi sans intérêt ; une ménagère qui rêve de passion et d’une existence trépidante. Une famille américaine ordinaire ayant perdu ses rêves et ses illusions. Décidée à changer de vie, April imagine un plan audacieux pour tout recommencer, quitter leur petite routine confortable dans le Connecticut pour aller vivre à Paris. |
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Mon avis sur le film Après Jarhead, Les Sentiers de la Perdition et le chef d'œuvre American Beauty, Sam Mendes sort son quatrième film, adapté d'un roman acclamé de Richard Yates. Pour incarner le couple des Wheeler, il choisit de réunir un couple qui a eu beaucoup de succès sur grand écran il y a une dizaine d'années. Mais Revolutionary Road (les Noces Rebelles en France) ne vaut pas qu'on le compare au champion du box-office car il n'y a aucune ressemblance. Car Les Noces Rebelles est un grand film. Peut-être pas un très grand film inoubliable, mais un grand film porté par deux grands acteurs. Comment ne pas parler de la sublime Kate Winslet, déjà formidable et bouleversante dans Little Children (qui a quelques similarités thématiques avec Les Noces Rebelles d'ailleurs) ou encore Eternal Sunshine, qui a remporté deux Golden Globes (meilleure actrice dans un drame et meilleur second rôle féminin, rien que ça) il y a quelques jours ? Dans le film réalisé par son époux Sam Mendes, elle est tout simplement immense. Mais ce n'est pas vraiment une surprise de mon point de vue, tellement son talent et sa beauté naturelle crèvent l'écran dans quasiment tous ses derniers films. Son ami et partenaire à l'écran Leonardo DiCaprio n'est pas en reste. Si je n'ai jamais été un fervent admirateur de "Leo", il faut bien reconnaître qu'il est un acteur de grande classe lui aussi. Mais son duo d'acteurs n'est pas le seul point fort du film. Sam Mendes confirme qu'il est un réalisateur très talentueux, rigoureux et raffiné. Si l'on peut parfois regretter un certain classicisme et une mise en scène quelque peu théâtrale, on ne peut en revanche rien reprocher d'autre à son film, qui nous tient en haleine du début à la fin, avec un sujet pas facile, celui du naufrage progressif d'un couple enfermé dans une vie banlieusarde certes plutôt aisée mais routinière. April et Frank se rendent compte après quelques années de mariage qu'ils ne sont pas heureux et qu'ils ont oublié ce qui les caractérisait lorsqu'ils se sont rencontrés. April propose alors à Frank de partir vivre à Paris. Sa suggestion n'est ni anodine ni exprimée tel un crédo romantique, mais comme le symbole d'un réel sentiment d'étouffement et de lassitude. Paris représente la possibilité d'une vie imprévisible, d'un nouveau futur, une nouvelle aventure pour eux pas forcément utopique et irréalisable. Frank est emballé et même soulagé. Il s'ennuie fermement dans un boulot bureaucratique sans intérêt et voit lui aussi ce départ pour l'Europe comme un renouveau pour son couple et l'opportunité de s'accomplir professionnellement dans une voie qui lui conviendrait mieux. Mais son patron va lui proposer une promotion et April va lui annoncer une nouvelle délicate , qui vont le faire remettre en question ce projet de déménagement. Frank devient tiraillé entre ses désirs et l'apparat social. lI va devoir choisir entre la facilité d'un parcours tout tracé et confortable financièrement et matériellement et le rêve d'une nouvelle vie que sa femme semble espérer encore plus ardemment que lui. L'intelligence du film de Mendes tient au fait que le spectateur ne choisit pas un camp - ayant de la compassion pour Frank ou s'identifiant à April - et suit leurs doutes et leurs craintes, le renvoyant à sa propre existence. Un film sur le questionnement de soi-même, de la vie que l'on désire mener, de l’abandon des rêves, de ce dont on peut se satisfaire et des frustrations qu'on ne peut combattre.
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9 / 10 En ce début d'année 2009, Revolutionary Road est LE film à ne pas manquer, porté par une Kate Winslet immense et un Leonardo DiCaprio excellent. Sans tomber dans le larmoyant, Sam Mendes laisse parler l'émotion brute et véritable. Un beau film, intelligent, sensible et remarquablement bien construit, mais pas forcément facile d'accès et peut être un peu trop théâtral dans sa mise en scène. |

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L'avis de la presse Les noces rebelles fait partie de ces œuvres qui distillent l’émotion avec parcimonie, préférant la sensibilité à la sensiblerie, mais dont le souvenir vous hante après être sorti en salle. - Studio Grand film ? Non. Mais film fort. Les Noces rebelles sont le requiem élégant de l'amour conjugal. - Le Nouvel Obs
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03 novembre 2008
[dvd] QUELQUES DIVERTISSEMENTS SORTIS EN 2008

5 / 10

5 / 10

2 / 10
15 septembre 2008
[ciné] UNE TOILE et DEUX DvD

1 / 10

6 / 10

7 / 10
25 juin 2008
[dvd] NE LE DIS À PERSONNE

AVEC FRANCOIS CLUZET, FRANCOIS BERLEAND, ANDRE DUSSOLIER, MARIE-JOSEE CROZE - UN FILM DE GUILLAUME CANET
THRILLER - 2h05 - 2006 - Alex et Margot forment un couple heureux et épanoui. Mais un soir, tout bascule lorsque Margot est enlevée et assassinée par un serial killer. Alex, anéanti, se réfugie dans le travail. Mais huit ans plus tard, de nouveaux éléments viennent remettre l'affaire sur le devant de la scène. Et Alex de douter. Margot a-t-elle vraiment été tuée par ce serial killer? Alors qu'il se lance à son tour dans l'enquête, il reçoit un mail étrange...
Un message pour toi...
Son premier film, Mon idole, fut un succès mesuré. Le second fut un véritable coup de cœur pour lequel il se vit remettre le César de meilleur réalisateur en février 2007. Ce film c'est Ne le dis à personne, l'adaptation du roman Tell no one de l'américain Harban Coben.
Margot et Alexandre s'aiment depuis leur tendre jeunesse. Chaque année, pour leur anniversaire, ils retournent au lac où ils se sont connus et aimés adolescents. C'est ce soir là que Margot disparaît avant que son corps soit retrouvé le lendemain, un peu plus loin. Huit ans plus tard, jour pour jour, Alexandre reçoit un e-mail intrigant qui va obliger tout le monde (policiers et proches) à envisager différemment le déroulement de cette funeste soirée.
Le film peine un peu à démarrer. Après une scène d'ouverture superflue mettant en scène un dîner entre amis (que Canet a totalement improvisé et cela se sent), on découvre Alex et Margot (Cluzet et Croze d'une justesse remarquable) se dirigeant vers le plan d'eau pour célébrer leur anniversaire amoureux. On s'attache à ce couple presque réel, tendre et affectueux. Ainsi, on compatie avec Alexandre, déchiré par la perte de son épouse. A ce propos, Cluzet n'en fait jamais trop. Il reste humain, touchant et endeuillé sans jamais tomber dans le larmoyant. Ce courrier électronique va installer le doute chez lui et le déstabiliser lui qui essaie d'aller de l'avant et de faire le deuil de celle qu'il a tant aimé.
La deuxième partie du film marque un changement de rythme - bien géré de bout en bout d'ailleurs. Alors qu'il semble avoir mis le doigt là où cela dérange, il va devenir la cible d'un groupe d'individus qui porte visiblement un intérêt particulier sur ces différents signes de la jeune femme disparue. La deuxième heure du film est très soutenue, la tension ne retombant jamais, et les fils de l'histoire se dénouent progressivement, entraînant le personnage d'Alexandre et le spectateur dans un flot de rebondissements et de révélations que l'on aurait parfois pas suspectés.
La conclusion sera plus qu'à la hauteur et puisera toute sa force dans le jeu nuancé des différents acteurs (avec un épilogue subtil à vous donner quelques frissons d'émotion). Elle sera symbolique des qualités de ce deuxième film de Guillaume Canet. Tout en sobriété et sans dramaturgie excessive, les responsabilités tombent, les masques avec. Et les acteurs offrent à leur réalisateur des prestations de haut niveau, à l'exception peut être de Marina Hands, dont le jeu nunuche et forcé apparaît encore plus flagrant face à des interprétations tout en retenue et en sobriété des autres (François Berléand, André Dussolier ou encore Jean Rochefort...).
Guillaume Canet adapte avec talent le roman de Harban Coben et signe un thriller passionant, qui n'a rien à envier aux productions américaines, à l'ambiance noire et pesante, porté par une mise en scène de qualité et des acteurs quasiment tous aussi bons les uns que les autres. Mention spéciale à François Cluzet qui livre certainement la meilleure performance de sa carrière jusqu'ici.
8 / 10
L'avis de la presse
Travail soigné, maîtrisé, rebondissements au rendez-vous (…) - Première
Des scènes d’amour magnifiques ; un thriller au tempo parfait - L'Express
La réalisation très soignée est portée par une flopée d’acteurs impeccaples et le talent de François Cluzet - Le JDD
Filmographies
François Cluzet (Janis et John, Les liens du sang, Paris ... )
Marie Josée Croze (Taking Lives, Les invasions barbares, Munich ... )
André Dussolier ( Les enfants du marais, Effroyables jardins, Tanguy ... )
29 janvier 2008
[ciné] SWEENEY TODD : LE DIABOLIQUE BARBIER DE FLEET STREET

AVEC JOHNNY DEPP, HELENA BONHAM-CARTER, ALAN RICKMAN - UN FILM DE TIM BURTON
MUSICAL, GORE - 1h55 - 2008 - Londres, 19ème siècle. Issue du folklore anglais, Sweeney Todd raconte
l'histoire morbide d'un barbier, Benjamin Barker, condamné à tort par
un juge corrompu et exilé en Australie pour purger sa peine, d'où il
s'évade quinze ans plus tard. Décidé à retrouver sa femme et son
enfant, il retourne en Angleterre sous le nom de Sweeney Todd, mais
découvre que le fameux juge est sur le point d'épouser sa fille !
Désespéré, il plonge peu à peu dans la folie et décide de prendre sa
vengeance. Se met alors en place un monstrueux carnage…
Et bon appétit bien sûr !
Depuis quelques temps, les derniers films de Tim Burton ont un certain goût de déjà-vu lors desquels on retrouve avec plaisir et parfois une touche de déception les éléments caractéristiques de l'univers du réalisateur. Ce Sweeney Todd fraîchement sorti confirme la tendance : sorte de pot-pourri de ses précédentes oeuvres - on remarque une sacrée ressemblance entre Sweeney Todd et Edward - avec un casting assez courant et des bouilles comme Burton les aime - dont ce pâle sosie de Christina Ricci dans Sleepy Hollow qui interprète la fille de Todd, Johanna. Afin de changer un peu et ne pas donner l'impression de servir au spectateur le même plat assaisoné différemment, il change d'acolyte pour la partie musique et abandonne temporairement le talentueux Danny Elfman.
Après une introduction qui pose rapidement le décor et dont Burton a le secret, on découvre Depp à bord d'un bâteau - instant de panique ! Zut il s'agit de Pirates des Caraïbes 4 ? - revenant vers Londres dont il a été banni plusieurs années auparavant, séparé de son épouse et de sa jeune fille - en tout cas, c'est ce qu'on comprend grâce au barbier exilé qui pousse la chansonette. D'ailleurs, on constate rapidement que le film va souffrir de la surabondance de chants, aux textes pas toujours inspirés qui plus est. Plutôt que de servir le film et la narration, il est d'abord utilisé pour raconter le passé des protagonistes puis pour justifier la pseudo-romance entre un jeune matelot et la fille de Todd dont on se serait plus que passé. Première grosse déception donc dès le premier quart d'heure. Les scènes non-chantées se font rares et pourtant, ce sont celles qui donnent du cachet à l'oeuvre, puisque l'on ressent davantage le chagrin et la soif de vengeance dans les silences de Benjamin Barker (rebaptisé par ses propres soins Sweeney Todd) que dans ses sérénades.
Dès l'arrivée de Mrs Lovett, le film prend de l'ampleur. La cuisinière apporte l'ingrédient miracle qui donne enfin à l'oeuvre la saveur qu'on attendait : humour décalé, cynisme, émotion. Si Johnny Depp est à la hauteur - et se rattrape un peu des daubes qui ont récemment pollué sa carrière - si Alan Rickman se démontre toujours aussi inquiétant et à l'aise dans le rôle du méchant, Helena Bonham-Carter, elle, crève l'écran. Bien trop rare - et pourtant géniale dans Fight Club et excellente dans Conversation avec une femme - et abonnée aux seconds rôles sous la direction de son mari, cette fois-ci on ne peut louper sa remarquable performance en complice dévouée du barbier, qu'on n'aurait pas imaginée aussi sexy et charismatique vêtue d'une robe poussièreuse et rafistolée.
On retiendra également quelques séquences succulentes - à l'inverse des tourtes de Mrs Lovett - notamment Todd sortant dans la rue exposer son désir de vengeance au milieu des passants. Dommage que l'oeuvre soit aussi irrégulière. A certains moments, on se régale. D'autres fois, on soupire devant tant de mièvrerie (faites-nous grace de cette amourette entre la blondinette rêveuse aux yeux globuleux et l'alien le gentil garçon naïf, romantique et plein d'élan si bien qu'on aurait envie de s'arracher un bras pour qu'ils la ferment - I haaaaate you Johanna... On regrette également certains choix de mauvais goût (pas nécessaire de laisser couler le sang sur le visage de sa femme) et si peu de folie de la part d'un réalisateur qui nous avait habitué à plus de culot.
Un film sans surprise : bon mais pas excellent, décalé mais sans génie, gore mais à la sauce ketchup. On regrettera donc une réalisation et un scénario un peu trop convenus - fidélité à l'oeuvre originale... - malgré une maîtrise technique indéniable, un certain manque de goût et de finesse, mais surtout une partie musicale trop envahissante et pas forcément toujours inspirée qui empêche le film de décoller. Néanmoins, si l'on devait choisir un éclair de génie qui vaille le détour, ce serait la séquence multicolore où Mrs Lovett expose ses projets de famille à Todd. Et si le point fort de ce dernier film de Burton serait finalement son épouse ?
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Presse (Metro & Brazil)
Si Johnny Depp pousse plutôt bien la chansonnette, la mise en scène trop statique de Tim Burton empêche les numéros musicaux de vraiment décoller. C'est d'autant plus regrettable que l'intrigue, trop prévisible, sombre vite sous l'amas de cadavres découpés à la chaîne. Jérôme Vermelin
On peut vanter les décors somptueux, les images superbes, les cadrages faramineux, la lumière magnifiquement sombre, (...) tout s'écroule comme un chateau de cartes aux sons des chants chiants extirpés des gorges des acteurs. Eric Coubard
Filmographies
Johnny Depp ( Edward Scissorhands, Sleepy Hollow, Desperado 2 ... )
Helena Bonham-Carter ( Big Fish, Fight Club, Conversation avec une femme ... )
Alan Rickman ( Robin des Bois, Piège de cristal, Harry Potter 1 à 6, Snow Cake ... )
Tim Burton ( Edward Scissorhands, Sleepy Hollow, L'étrange Noël de Mr Jack ... )
Prochaine toile
It's a free world de Ken Loach





