. . . . LE BLEU DU MIROIR . . . .

Avis et chroniques sur les derniers films vus en salles ou en DVD, ainsi que quelques-uns de mes coups de cœur ciné ou séries TV.

01 octobre 2009

[dvd] JE SUIS UNE LÉGENDE

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RÉALISÉ PAR FRANCIS LAWRENCE – AVEC WILL SMITHGENRE ACTION – DURÉE 1h40 – ÉTATS UNISSORTIE (FR) 19 DEC. 2007

Malgré toutes ses connaissances, Robert Neville, un brillant scientifique, n’a pu endiguer la mystérieuse épidémie qui a transformé les gens en d’horribles mutants assoiffés de sang. Miraculeusement épargné par le virus, Neville est le dernier homme à New York, peut-être même au monde. Voilà maintenant trois ans qu’il se débrouille pour trouver des vivres et envoie obstinément des messages radio dans l’espoir de trouver d’autres survivants, tandis que dans l’ombre « les Infectés » attendent qu’il commette un faux pas. Dernier espoir d’une humanité bientôt éteinte, le scientifique n’a qu’une idée en tête : trouver le moyen d’inverser les effets du virus.

Mon avis sur le film

Les films post-apocalyptiques ne passent jamais de mode mais, bien souvent, la subtilité et le réalisme du scénario sont négligés (Ah... Phénomènes de M. Night Chiant-malin... Soupir.) au profit d'effets spéciaux sensationnels. Ici ce n'est heureusement pas trop le cas. I am legend est l'adaptation du roman de science-fiction de Richard Matheson paru en 1954. D'autres avant F. Lawrence s'étaient déjà attelé à ce travail de transposition sur grand écran en 1964 et 1971. Plus de trente ans plus tard, le cinéma américain nous offre une nouvelle vision de l'oeuvre culte de Matheson, avec dans le rôle phare un des spécialistes du genre : Will Smith (Independance Day, MIB, I-Robot). Depuis Le Prince de Bel-Air, l'acteur "cool" Will Smith a pris de la bouteille et cela se sent dans son interprétation, moins spectaculaire et plus suggestive. L'acteur américain porte comme souvent le film, avec beaucoup de talent et de charisme - ça, il l'a toujours eu. Il est accompagné par un personnage à quatre pattes presque aussi attachant et émouvant, "son" berger allemand. Ce tandem arpente les rues désertes de New-York, dans cet atmosphère anxiogène et aride. Un film pas toujours irréprochable mais une réussite générale plutôt enthousiasmante :  un divertissement agréable et intéressant.

6 / 10

Un film dont on n'attend rien au départ mais qui s'avère être un divertissement plutôt efficace et prenant. Will Smith porte le film sur ses épaules et il s'en sort relativement bien – comme souvent dans ce genre-là.

L'avis de la presse

Je suis une légende prend le risque du vide, du silence, de l'inaction et du blasphème, s'autorise quelques embardées spectaculaires d'une vraie sauvagerie, et impose à l'arrivée une identité certes inaboutie, mais rarissime dans ce type de blockbuster. TeleCinéObs

11 mai 2009

[ciné] JE L'AIMAIS

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RÉALISÉ PAR ZABOU BREITMAN – AVEC DANIEL AUTEUIL, MARIE-JOSÉE CROZEGENRE DRAME, ROMANCE – DURÉE 1h52 – FRANCESORTIE (FR) 6 MAI 2009

En une nuit, Pierre va partager avec sa belle-fille Chloé, ce grand secret qui le hante depuis vingt ans, celui qui le mit face à lui-même, à ses contradictions et à ses choix, à son rôle d'homme et à ses manques. Le secret de cet amour pour Mathilde, pour lequel il n'a pas tout abandonné, choisissant une route plus sûre et plus connue. En une nuit, nous saurons la vie d'un homme qui n'osa pas.

Mon avis sur le film

Pour son troisième film, Zabou Breitman adapte le premier roman de Anna Gavalda, écrivaine ni mauvaise ni géniale. Si l'histoire est assez simple et le schéma classique - comme le livre - le film est un peu plus subtile, notamment grâce à la touche de Zabou Breitman dans la ré-écriture et aux remarquables interprétations de Daniel Auteuil et Marie-Josée Croze, lumineuse et à fleur de peau. Un beau film, attachant et très touchant, doté de la sensibilité d'une cinéaste toute en nuance. Toutefois, elle manquerait cette fois-ci d'un peu plus d'audace et de lyrisme, comme lors de ces deux précédents films.

FAV

7 / 10

L'avis de la presse

Zabou réalise un film attachant, une parenthèse enchantée qui parvient au détour de quelques séquences à s'envoler dans des sphères romantiques particulièrement grisantes... Cependant, le manque de permission et de liberté - DvdRama

07 janvier 2009

[exclu] TOWELHEAD (nothing is private)

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TOWELHEAD (nothing is private) starlittlestarlittlestarlittlestarlittle RÉALISE PAR ALAN BALL - AVEC SUMMER BISHIL, TONI COLETTE, AARON ECKHART, MARIA BELLO, PETER MacDISSI ETATS_20UNIS4 DRAME, SATYRE - 2h04 - Jasira, 13 ans, emménage chez son père libanais, renvoyée par sa mère qui supporte mal qu'elle plaise un peu trop à son petit ami. Jasira produit un effet certain sur les hommes ; en particulier sur son nouveau voisin, M. Vuoso, un 'patriote' de l'âge de son père qui laisse négligemment des magazines Playboy sur la table basse du salon... Et cela ne s'arrange pas quand elle doit essuyer les remarques désobligeantes que suscite sa peau mate. Embarrassée par un corps dont les réactions lui échappent, trop bridée par son père, agressée par son entourage, Jasira est perdue... Tout le monde cherche à la manipuler, sauf Melina, une voisine qui la prend sous son aile. - Prévu initialement pour Novembre 2008, le premier film de Alan Ball en tant que réalisateur a été reporté deux fois en l'espace que quelques semaines et ne devrait finalement sortir sur nos écrans qu'en Juillet 2009. Déjà long à prendre forme et à aboutir, le projet de Alan Ball, génial auteur de Six Feet Under et American Beauty, se faisait attendre. Ma patience a été mise à rude épreuve, si bien que j'ai finalement craqué et décidé de me le procurer en dvd import, afin de pouvoir enfin le découvrir et partager avec vous - pour ceux que ça intéresse - mon point de vue sur cette première réalisation sur grand écran.

« L’intelligence c’est d’être capable d’avoir deux avis divergents en même temps ». Voilà une remarque que fait le père de Jasira à sa fille, dans un contexte assez comique du film. Voilà une remarque qui tombe bien, puisque Towelhead suscite chez moi différentes réactions. D'un certain point de vue, on peut être perturbé par le résultat final de ce premier film. Je le mettrais sur le compte des quarante-cinq premières minutes, lors desquelles il est difficile de percevoir le véritable ton du film : provoc', humour noir, caricature ? Les traits des personnages apparaissent grossièrement tirés et l'on se demande parfois si Alan Ball se joue des stéréotypes ou s'il a un peu bâclé le début du bouquin au moment de l'adapter. On est donc surpris par le manque de subtilité – autant de jeu que d'écriture – de certaines scènes du premier tiers du film. On se demande alors si l'on n'est pas devant un énième film indépendant calibré sundance (mélangeant provoc' et bonnes intentions) plutôt que le premier film d'un scénariste oscarisé et réalisateur emmy-awardisé.

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Alan Ball, comme un bon moteur diesel qui se jouerait des stéréotypes ?

À l'image de la nouvelle série dont il tient les rênes, True Blood, (après le pilote, on pouvait rester sceptique face à ce panorama de personnages clichés au départ, mais la suite nous a grandement rassuré au point de nous offrir quelques passages jouissifs), ou à moindre mesure de Six Feet Under qui a eu besoin d'une bonne saison et demie pour prendre toute son envergure – et sa splendeur – on peut s'interroger sur le fait que l'auteur-réalisateur semble avoir besoin d'un certain temps avant de faire réellement parler son art.

Car en effet, et heureusement, la suite est d'un tout autre niveau et bien plus à la hauteur de la réputation de Alan Ball. On sent beaucoup plus de finesse dans l'écriture, d'ambiguïté et d'ambivalence chez les personnages, ainsi que ce rythme et cette ambiance, si familière et prenante, que l'on reconnaît enfin la patte de celui qui nous a accompagné lors de cinq années de Six Feet Under. Il serait d'ailleurs utile de signaler que, si on le savait déjà doté d'une plume exceptionnelle, il se révèle être un remarquable réalisateur, tant au niveau des choix de mise en scène, que des cadrages et des mouvements de caméras mais aussi de la gestion du rythme. Ajoutons également que la superbe photographie de Newton Thomas Sigel vient combler le plaisir visuel du spectateur ou encore la musique composée par le fidèle Thomas Newman qui ajoute un certain piment à quelques scènes cruciales.

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Jasira, naïve et innocente victime ou nymphomane en devenir ?

Perdue entre une éducation aux préceptes stricts et des désirs de plus en plus envahissants, Jasira envoie des signaux sexuels aussi bien à son camarade de classe black qu’à son voisin Mr Vuoso. Derrière la naïveté évidente de la jeune fille, on ne peut s'empêcher de la percevoir aussi comme une Lolita des temps modernes. Elle ne contrôle pas ses pulsions et ne semble pas vraiment savoir ce qu'elle veut véritablement. Baignant dans un univers hostile, strict ou narcissique où, considérée comme une rivale par sa blonde et futile mère (campée par la cruche Maria Bello, du coup, parfaite pour le rôle), et comme un obstacle par son père, elle ne trouve pas de place pour s'épanouir et découvrir la jeune femme qu'elle est en train de devenir. Elle fait finalement le choix douteux et dérangeant d'attirer l'attention des hommes, de son âge ou pas, en usant de sa sensualité naissante - parfois à outrance - mais cela va se révéler inquiétant et parfois assez insoutenable, tant pour elle que pour le spectateur.

Towelhead perturbe car de par son traitement, il semble « refuser d’émettre un quelconque jugement de valeur vis-à-vis des différents choix et actions des personnages.  La morale voudrait que Jasira soit présentée comme l’enfant tristement victime » et Monsieur Vuoso comme le traitre inhumain qui profite d'une enfant, ce n'est pas le cas. Chaque personnage a ses défauts et ses failles – souvent révoltantes – et le film évite le schéma commun du manichéisme hollywoodien. Chaque spectateur devra juger ce qu'il voit et en penser ce qu'il souhaite.

Enfin, saluons la prestation irréprochable des acteurs, à commencer par  la jeune Summer Bishil qui tient bien le film du haut de ses dix-huit ans, secondée par l'excellent Peter MacDissi - les fans de Six Feet Under le reconnaîtront, ou pas - et le solide Aaron Eckhart. Toni Colette, plus discrète et toute mignonne avec son ventre rond, est impeccable en voisine attentionnée (bien qu'un peu intrusive) et protectrice.

Subversif, oppressant, émouvant, transgressif, soigné, Towelhead ou Nothing is private – c'est comme vous préfèrerez – est un film riche, peu commun et dérangeant. Mais lorsqu'on aime un artiste, on est souvent exigeant et l'on attend toujours plus de sa part. Connaissant le potentiel de Alan Ball, on espère voir un film plus abouti dans les années à venir et plus personnel – non pas que celui-ci ne l'est point, puisqu'on reconnaîtra aisément ses thématiques favorites - en espérant qu'il se débarrasse d'ici là de ses petits ratés au démarrage et qu'il continue à  dépeindre l'Amérique et à se jouer de ses déviances comme il le fait parfois si bien.

 

CDCs 8 / 10

 

L'avis de la presse

Le premier long métrage de Alan Ball repose sur l'ambiguïté des gestes, des regards, des désirs et des bonnes intentions. Confirmation après la série Six Feet Under du talent inouï d'un artiste très précieux. - DVDrama

Mon point de vue sur le choix du titre et les thématiques du film

Le titre, Towelhead, a fait l'objet de nombreux débats et n'a pas facilité la création et le parcours commercial du film.

Le film ne parle pas que de racisme, c'est évident. Le racisme n'est qu'un thème mineur. Il parle surtout d'un autre problème social, à savoir l'évolution sexuelle, ou la redécouverte sexuelle d'une jeune adolescente dans la société américaine, avec toute la pression que ça comporte, à l'école et dans la société, et comment l'évolution se passe. Alors pourquoi avoir conservé Towelhead (tête à turban) plutôt que Nothing is Private - qui pour une fois était une bonne suggestion - en prenant le risque de "normaliser" ou dédramatiser une expression véritablement dégradante. C'était la réserve avancée par le Council on American-Islamic Relations.

Pour Alan Ball, qui en tant qu'homosexuel assumé a souffert d'appellations injurieuses à maintes reprises, "interdire l'utilisation de termes de ce genre revient presque à imprégner ces mots de plus de pouvoir qu'ils ne devraient en avoir ». Il craint que ça n'aide aussi à « maintenir l'illusion que les côtés négatifs, la haine et les idées arriérées derrière l'utilisation de ces mots n'existent plus ». Ce qui est malheureusement faux, reconnaissons-le. « Je vais devoir faire face à des gens qui pensent de cette façon. Nous vivons dans un monde où l'on n'est pas toujours jugé comme un individu, mais d'après son appartenance ou son apparence. Et cela m'a rendu plus fort, je pense » . Voilà la raison qui l'a poussé à défendre le titre Towelhead, non pas car il traite le sujet principal du film, mais qu'après tout, il parle d'un individu dont la particularité est d'être une "arab-american".

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Bien sûr, il y a le problème de l'intégration et de l'identité, dont souffre la jeune Jasira et même le père, qui se situe "entre deux chaises" se sentant à la fois américain et libanais. Le personnage du père est d'ailleurs assez intéressant car paradoxal, ayant lui-même une aversion assez flagrante contre les personnes de couleur noire, jugeant que les fréquenter peut amener une image négative pour lui et sa fille. C'est donc par l'ironie que Alan Ball dépeint ce père de famille fier d'être un américain intégré ayant réussi professionnellement - il va jusqu'à élever un drapeau US devant sa maison comme pour s'auto-convaincre qu'il est un bon patriote - et pourtant très fier de ses racines et de sa culture musulmane, à cheval sur les doctrines liant au corps féminin et pourtant prêt à épouser une femme à tendance esthéticienne qui exhibe son décolleté et son démonstrativité à tout va.

16 avril 2008

[ciné] Alan Ball aux commandes

La sortie française vient d'être annoncée pour le 12 Nov 2008

L'attente va être longue...
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Site officiel temporaire . Article sur le film (en anglais)

C'est le 8 août que sortira aux USA le très attendu TOWELHEAD (sobriquet insultant donné aux arabes qui portent ‘une serviette' sur la tête), adaptation cinématographique du bestseller d'Alician Eran. Les réjouissances qui le précèdent viennent surtout du fait que TOWELHEAD (ex NOTHING IS PRIVATE) représente le premier film réalisé par Alan Ball, scénariste du hautement salué AMERICAN BEAUTY et créateur de la série désormais culte SIX FEET UNDER. Le film a fait ses débuts à Sundance et a été très remarqué par la critique qui a été complètement séduite... (Kweb.be)

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Makes the provocative [American] Beauty look like a comparative tea party. - The Hollywood Reporter

TOWELHEAD - ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR ALAN BALL - AVEC AARON ECKHART, TONI COLLETTE, MARIA BELLO, PETER MACDISSI, SUMMER BISHI, MATT LETSCHER - 2h04 - COMÉDIE, DRAMA - 2008 ETATS_20UNIS4 PHOTOGRAPHIE : NEWTON THOMAS SIGEL - MUSIQUE COMPOSÉE PAR THOMAS NEWMAN - Jasira, une adolescente vivant au Texas entre un père libanais et une mère américaine, se cherche et découvre la sexualité pendant la Guerre du Golfe. Inspiré du roman salué par la critique Towelhead de Alicia Erian.

09 avril 2008

[dvd] GONE BABY GONE

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AVEC CASEY AFFLECK, ED HARRIS, MORGAN FREEMAN - UN FILM DE BEN AFFLECK ETATS_20UNIS4 POLICIER, SUSPENS - 1h55 - 2007 - Dans une banlieue ouvrière de Boston, la petite Amanda a disparu. Après l'échec des recherches menées par la police, la tante et l'oncle de l'enfant décident de faire appel à des détectives privés du coin, Patrick Kenzie et Angie Gennaro.

Disparus dans la nuit

      Premier passage derrière la caméra pour Ben Affleck, le contestable acteur américain. Il adapte l'œuvre de Dennis Lehane (également célèbre pour avoir écrit Mystic River, d'ailleurs porté à l'écran par Clint Eastwood) tiré d'une série de romans sur le duo d'enquêteurs Patrick Kenzie et Angie Genaro, les deux personnages principaux du film justement. Gone baby gone retrace l'investigation du tandem sur la disparition d'une fillette.

    Pour le rôle principal, le réalisateur débutant engage son prometteur et talentueux frère Casey, excellent dans le rôle du lâche Robert Ford à l'automne dernier. Celui-ci se montre à nouveau à la hauteur et devra être suivi de près. Pour lui donner la réplique, son choix apparaît plus discutable. En effet, Michelle Monaghan se montre un peu trop lisse. Les seconds rôles sont assez bons, sans être transcendants. Morgan Freeman et Ed Harris livrent une prestation correcte, sans grande conviction. La faute certainement à un Ben Affleck trop appliqué, qui peine à diriger ses acteurs - comment le pourrait-il alors que lui même a rarement fait preuve de crédibilité dans ses rôles ?

    En revanche, il parvient à nous captiver littéralement pendant une heure - ce qui correspond à peu près à la première moitié du film - si bien que l'on sentirait presque venir le chef d'œuvre. Une superbe photographie, une narration soutenue et prenante, une atmosphère noire et une tension pesante, tous les ingrédients d'un excellent polar sont réunis. Malheureusement, la seconde partie vient atténuer cette réussite. Elle manque de rythme et comporte quelques passages indigestes et peut être superflus. Celle-ci ne sert finalement qu'à révéler progressivement les fils de l'histoire jusqu'à un coup de théâtre final mal valorisé alors que ce dernier rebondissement aurait pu avoir plus de force.

    Cependant, l'intérêt résidera dans cette partie là aux sujets traités : la justice, la responsabilité parentale, la misère. Il pose également une question dérangeante, à laquelle il propose une issue différente de celle attendue : quand est-ce que cela devient nécessaire d'intervenir devant une situation qui nous révolte ? Peut on traiter le mal par le mal ? A t'on le droit de commettre un crime parce que cela semble être pour de bonnes raisons ?

Un premier film plutôt intéressant de la part d'un Ben Affleck, plus inspiré à l'écriture ou derrière la caméra que devant. Gone baby gone, sans être un chef d'œuvre, se laisse aisément suivre malgré quelques longueurs sur la fin. Retenons surtout une première partie remarquablement prenante et maîtrisée et des qualités intéressantes pour un premier coup. Les deux frères Affleck se montrent plutôt doués et nous attendrons leurs prochains projets avec intérêt. 

FAV 7 / 10

L'avis de la presse

Le film manque parfois de fluidité, de lisibilité, Affleck se heurtant à la structure quelque peu alambiquée du bouquin, mais certainement pas de personnalité. Casting aux petits oignons (...), atmosphère soignée, propos ambitieux : Ben Affleck se révèle un réalisateur à suivre. - TeleCineObs

Filmographies

Casey Affleck (Good Will Hunting, Ocean's 11, L'assassinat de Jesse James... )
Morgan Freeman ( Robin des bois, Les évadés, Seven, Million Dollar Baby  ... )
 

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