18 juillet 2009
[ciné] WHATEVER WORKS

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RÉALISÉ PAR WOODY ALLEN – AVEC LARRY DAVID, EVAN RACHEL WOOD, PATRICIA CLARKSON – GENRE FANTASTIQUE, ROMANCE – DURÉE 1h32 – ÉTATS UNIS – SORTIE (FR) 1 JUIL. 2009 |
Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. |
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Mon avis sur le film Depuis dix ans, Woody Allen sort quasiment un film par an. S'ils sont la plupart du temps réussis et divertissants, on regrette que le septuagénaire américain ne se laisse doucement attirer par la facilité. Après le très « léger » Scoop, le déséquilibré Match Point, le grossièrement monté Vicky Cristina Barcelona, le quasi-soporiphique Le rêve de Cassandre, Woody Allen revient à New-York, avant une prochaine excursion dans la capitale française en 2010. Et ce retour à NY semble comme un retour aux sources pour le réalisateur. Sauf que... je pense que l'ami Woody est en train de nous lasser. Son personnage principal avait tout pour – me – plaire, mais à l'arrivée, le jeu assez limité et le faciès agaçant de Larry David n'a pas eu l'effet escompté. Certes, il est difficile d'être misanthrope, jouissif et attachant – n'est pas Greg House qui veut – cependant, je trouve lassant de retrouver constamment dans les derniers films de Woody les mêmes personnages (la blonde simplette, la quinquagénaire qui se redécouvre une sexualité, le beau gosse de service et le vieux bavard), un thème musical répétitif, des montages baclés, et j'en passe. Woody Allen pourrait être comme le bon vin. Il pourrait aussi être sur le déclin. Il n'est ni l'un ni l'autre. Toujours le même. Est-ce une bonne chose ? |
6 / 10 Un film qui avait tout pour (me) plaire. Mais les ingrédients dans le chaudron de Woody commencent à devenir fades à force de nous les servir à toutes les sauces. Dommage. |
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L'avis de la presse C'est bien joué, bien écrit, malicieux, new-yorkais en diable (...) mais on sent que Woody patine, refait ses gammes et n'en finit plus d'être le taulier de son propre système. Au fond, on s'en fout. Charlie Hebdo |
05 mai 2009
[ciné] LAST CHANCE HARVEY

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RÉALISÉ PAR JOEL HOPKINS – AVEC DUSTIN HOFFMAN, EMMA THOMPSON – GENRE COMÉDIE ROMANTIQUE – DURÉE 1h33 – GRANDE BRETAGNE – SORTIE (FR) 4 MARS 2009 |
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Quand Harvey Shine arrive à Londres pour marier sa fille, sa vie n'a rien de réjouissante. Seul et divorcé, sur le point d'être licencié, ce modeste compositeur de jingles publicitaires peine à trouver sa vie exaltante. De son côté, Kate Walker s'échine entre l'aéroport d'Heathrow et une mère qui ne cesse de la harceler pour un rien. Ces deux n'étaient donc pas faits pour se trouver. Et pourtant, après s'être croisés, leur chemin font finalement se rencontrer et après moult péripéties. |
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Mon avis sur le film Les comédies sentimentales sont assez prévisibles et souvent construites sur le même schéma. Last chance Harvey n'échappe pas à la règle. Sauf qu'il y a ce petit quelque chose qui fait que l'on passe un bon moment. Tout d'abord, la présence et l'interprétation des deux acteurs, la pétillante Emma Thompson et le souvent excellent Dustin Hoffman, est un des points forts indiscutables du film et lui apporte un véritable charme. Ensuite, si elle est remplie de bons sentiments, comme toute comédie romantique, on sent une tendresse particulière de son auteur envers les personnages, une certaine mélancolie également qui les accompagne et qui ne sonne pas artificielle comme c'est bien trop souvent le cas lors des passages de déprimes solitaires. Enfin, au lieu de suivre les déboires de deux trentenaires dans la fleur de l'âge, beaux et dynamiques, Joel Hopkins raconte l'histoire de deux quinquagénaires un peu désabusés voire désillusionnés, avec une certaine pertinence et quelques petites surprises scénaristiques, évitant une mécanique vue et revue et se révèle être une sympathique bonne surprise. |
6 / 10 |
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L'avis de la presse Aucune forme de cynisme ne résiste à une comédie sentimentale réussie. Positif |
16 avril 2009
[dvd] THE NOTEBOOK

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RÉALISÉ PAR NICK CASSAVETES – AVEC RYAN GOSLING, RACHEL McADAMS, JAMES GARNER, GENA ROWLANDS – GENRE ROMANCE – DURÉE 2h02 – ÉTATS UNIS – SORTIE (FR) 8 SEPT. 2004 |
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Dans un foyer pour personnes âgées, un résident tient compagnie à une dame qui n'a plus toute sa tête. Pour la distraire, il lui lit les pages d'un carnet de notes qui relate une histoire d'amour ayant débuté dans les années 1930. Noah Calhoun, jeune ouvrier dans une scierie, courtise effrontément l'adolescente Allie Hamilton, issue d'une famille bourgeoise du Sud des États-Unis. Ce récit produit un effet surprenant sur la vieille dame, qui semble se remémorer certains de ces événements.
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19 mars 2009
[ciné] WELCOME

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RÉALISÉ PAR PHILIPPE LIORET – AVEC VINCENT LINDON, FIRAT AYVERDI, AUDREY DANA – GENRE DRAMA – DURÉE 1h50 – FRANCE – SORTIE (FR) 11 MARS 2009 |
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Pour impressionner et reconquérir sa femme, Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d'aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage. |
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Mon avis sur le film Après la bonne surprise que fut Je
vais bien, ne t'en fais pas – je dis « bonne
surprise » car souvent les succès public
s'avèrent à mes yeux être des films faciles et
consensuels – Philippe Lioret met la barre encore plus haut avec
Welcome. Un film poignant sur un homme, la quarantaine, qui
vient d'être quitté par sa femme et qui va prendre sous
son aile un jeune homme de 17 ans qui désire rejoindre sa
petite amie en Grande-Bretagne. Si cette démarche est d'abord intéressée (il cherche à amadouer sa femme qui le trouvait parfois un peu insensible à la cause de ces clandestins qu'elle aide par son association en leur distribuant repas et vêtements), il s'attache progressivement à ce jeune homme plein de volonté et porté par l'amour qu'il nourrit à la jeune Mina qui vit de l'autre côté de la Manche et qu'il veut rejoindre, qu'importe ce qu'il lui en coûtera. Sans pathos ou misérabilisme, Welcome est un film poignant servi par une mise en scène sobre et juste, ainsi qu'une prestation magistrale d'un Vincent Lindon terriblement touchant. Le film soulève, bien entendu, de nombreuses questions et se ferme sur une note tristement pessimiste qui accentue notre sentiment d'impuissance et de cruauté. |
7 / 10 |
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L'avis de la presse Philippe Lioret revient avec un superbe film poignant et touchant, portrait âpre et frontal d'un homme qui décide de se mettre en danger pour en aider un autre. Vincent Lindon et Firat Ayverdi sont magistraux, la mise en scène de Lioret tout simplement juste et convaincante. DvdRama
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26 août 2008
[ciné] WALL-E

AVEC LES VOIX DE PHILIPPE BOZO, MARIE-EUGENIE MARECHAL, EMMANUEL JACOMY - UN FILM DE ANDREW STANTON
ANIMATION, ANTICIPATION, ROMANCE - 1h37 - 2008 - WALL-E est le dernier être sur Terre et s'avère être un... petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL-E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul... Cependant, sa vie s'apprête à être bouleversée avec l'arrivée d'une petite "robote", bien carénée et prénommée EVE.
Émotions galactiques
Après le superbe Le Monde de Nemo et le savoureux Ratatouille, les artistes de chez Pixar nous offrent un nouveau petit bijou d'animation nommé Wall-E. Et c'est encore une véritable réussite, visuellement sublime et techniquement remarquable. Les paysages terrestres et galactiques sont magnifiques. Par chance, j'ai pu assister à une séance numérique et le rendu était incomparable.
La première demie-heure est quasiment muette. C'est pour moi le gros point fort de Wall-E., en tout cas, ce que j'ai préféré. On fait connaissance avec Wall-e et on découvre le monde dans lequel il (sur)vit, lui qui avait été envoyé afin de nettoyer une planète Terre débordant de déchets. Grâce à l'ingéniosité des créateurs, on s'attache rapidement à ce petit être de métal doté d'une curiosité très développée et d'une sensibilité surprenante. Son repère ressemble au palais des merveilles et pourrait rappeler la caverne de la petite sirène collectant toute sorte d'objets des humains. Son expressivité (et là encore, chapeau les artistes) y est aussi pour beaucoup, son regard penaud quasiment aussi génial que celui du chat-potté de Shrek.
La suite se déroule dans un cadre un peu plus moderne. On découvre ce qu'il reste de l'humanité, réfugiée dans des vaisseaux immenses. Les hommes sont devenus de gros bibendums avachis devant leur écran, ignorant le rapport social et l'échange avec autrui. L'obésité est bien sûr ciblée, l'omniprésence de la publicité et des médias également. Et bien évidemment, la gestion par les gouvernements des déchets et autres pollutions industrielles ressort comme le thème central, bien que je la trouve trop sommairement traitée - ce qui s'explique vu le public ciblé à la base.
L'histoire est assez simple au niveau de l'intrigue mais d'une redoutable efficacité. On suit les aventures du petit robot et de son amoureuse "Eveeeee", rapatriée au vaisseau mère. On vibre avec le petit robot, qui fait de nombreuses gaffes dans ce monde immaculé, jusqu'à un dénouement plutôt triste, qu'on pensera presque cruel...
Les robots sont nos amis. Voilà qui pourrait être le crédo de ce Wall-E où les petites machines animées ré-apprenent l'humanité, la compassion et l'altruisme aux hommes. Un film techniquement remarquablement et artistiquement très réussi, au personnage principal attachant et terriblement drôle, et qui se suit d'un bout à l'autre avec grand plaisir si on une âme d'enfant ou qu'on est bon public, dont on ressort avec le sourire aux lèvres et presque la larme à l'œil.
8 / 10
L'avis de la presse
La charge poétique élève alors le dessin animé très au-dessus du simple « film pour enfants ». - L'express
Le réalisateur Andrew Stanton s’amuse ici à prendre le parfait contre-pied des habituels clichés de la science-fiction, qui, de Terminator à Matrix, dressent les robots contre leurs créateurs.- Telerama
Le film captive dès la première demi-heure, pourtant complètement muette. - Le JDD
14 avril 2008
[dvd] CARAMEL

AVEC NADINE LABAKI, YASMINE AL MASRI, JOANNA MOUKARZEL - UN FILM DE NADINE LABAKI
COMEDIE - 1h36 - 2007 - A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient.
Dis-moi comment tu te coiffes, je te dirais qui tu es...
Premier film de la réalisatrice franco-libanaise Nadine Labaki, devant et derrière la caméra, Caramel est une œuvre touchante, drôle et attachante. L'auteure dresse plusieurs portraits de femme, de générations ou de confessions religieuses différentes, plutôt modernes et occidentalisées mais toujours enfermées dans le traditionalisme et craignant le regard de la communauté. Nadine Labaki confiait d'ailleurs à la sortie de son film : "Je me suis toujours posée des questions à propos de la femme libanaise oscillant moi-même entre deux mondes, la culture occidentale moderne, qui nous offre l'image d'une femme émancipée, et l'univers oriental, lourd de traditions. Chrétiennes et musulmanes, nous subissons le poids de l'éducation rigide, de la religion toujours très présente. Nous avons la volonté de bien faire, de ne pas décevoir et vivons dans la crainte du regard des autres, dans la hantise du jugement. Le Liban est considéré comme un exemple d'ouverture, de libération, mais ce n'est pas toujours le cas". Ces propos sont très représentatifs de l'état d'esprit de sa première œuvre. Femmes libérées mais pas complètement, assumant leur féminité sans trop le faire pour ne pas dépasser les limites et choquer l'entourage, l'institut de beauté semble être leur lieu de réconfort et de confidence, où elles peuvent se laisser aller tranquillement, dans ce cocon presque hermétiquement réservé au beau sexe, sans avoir à se soucier du jugement qu'on leur porterait : celle qui est attirée par les femmes, celle qui est l'amante d'un homme marié, celle qui refuse d'assumer le fait qu'elle a vieilli...
"La femme libanaise n'est pas très bien dans sa peau. Elle cherche son identité, parfois à travers le jeu des apparences, et souffre de l'hypocrisie du système." Le film vise juste et parvient aisément à nous donner une idée de la vie des femmes au Liban, de leur situation qui laisse entrevoir l'espoir d'une émancipation totale, mais qui pour l'instant ne permet pas encore à celles-ci de vivre au grand jour et d'assumer leur sensualité, leur sexualité et leur féminité. On est encore loin de Carrie Bradshaw et de sa bande de copines new-yorkaises, mais on retrouve ce clan de femmes actives et dynamiques qui partagent bonheurs, chagrins et désillusions. Le regard de son auteure sur ses personnages est d'une justesse et d'une tendresse remarquables.
La réalisation est impeccable, la photographie superbe, maîtrisée et colorée - sans abus - et les actrices toutes naturelles, justes et attachantes. Une très belle bande son accompagne ces histoires de femmes, où chaque air illustre parfaitement l'émotion de l'instant : humour, joie ou mélancolie. Et comment ne pas être touché par l'émouvante Tante Rose, qui n'a pas le temps de s'occuper de sa vie de femme car elle doit déjà se consacrer à son modeste commerce et surtout à sa sœur aînée déficiente, quitte à mettre ses souhaits et ses regrets de côté.
Une première réalisation pleine de sensibilité et d'optimisme, teintée de mélancolie. De superbes portraits de la femme moderne libanaise, pas encore totalement affranchie du regard des autres, mis en valeur par Nadine Labaki - qui tient également l'un des rôles principaux du film - une cinéaste prometteuse. De l'espoir pour un pays qui en a bien besoin et un moment de cinéma agréable et divertissant. Un film coup de cœur, un des plus attachants de 2007 dont le seul point faible serait sa bande-annonce qui n'illustre pas du tout le film.
8 / 10
L'avis de la presse
Il ne faut donc pas bouder son plaisir devant ce Caramel, première œuvre terriblement séduisante - aVoir-aLire.com
La photographie est superbe, et joue à merveille avec les couleurs. Les rôles sont parfaitement attribués (...) Caramel est une gourmandise à s'en pourlécher les doigts (...) un vrai plaisir des sens. - Brazil
: : : : : : : : : : : : TOP 2007 MIS à JOUR : : : : : : : : : : : :
09 février 2008
[dvd] THE CONSTANT GARDENER

AVEC RALPH FIENNES, RACHEL WEISZ, BILLY NIGHY - UN FILM DE FERNANDO MEIRELLES
DRAME - 2h08 - 2005 -
Le commerce de la santé
Malgré une première séquence d'introduction sublime, on entre doucement dans ce film, on cherche à prendre ses repères, à comprendre le contexte et l'ordre des choses. La première demie-heure est parfois un peu poussive, même si certains évènements sont poignants, drôles ou attachants. Une fois les flash-back terminés et la chronologie reconstruite avec le spectateur, le film prend enfin une tournure qui ressemble davantage au thriller documentaire et politique qu'au drame sentimental. Pourtant, les scènes d'action sont rares, mais le climat de menace et de révolte monte crescendo, si bien que l'on s'agace d'un dénouement encore trop lointain qu'il serait peut-être irréaliste d'espérer - bien qu'Hollywood nous ait habitué à des conclusions moralisatrices où les bons triomphent du mal. The Constant Gardener, s'il fallait le comparer, ressemble assez à Lord of War, sans l'humeur cynique et décapante de Niccol. Le film de Fernando Meirelles (la Cité de Dieu) serait donc un Blood Diamond, sans la superficialité et la caricature.
Doté d'une superbe photographie - on se régale de ses paysages africains et de ces prises de vues judicieusement choisies, notamment lors de la scène d'ouverture - et de deux acteurs principaux impeccables et discrets - pas de scènes surjouées du style : Leonardo DiCaprio blessé dans la savane faisant ses adieux à l'amour de sa vie - le film réussit à transmettre au spectateur une palette d'émotions hétéroclites. De la colère à l'apaisement, un sourire ou une larme, on est immergé avec les protagonistes au Kenya, meurtri par les guerrillas, les problèmes sanitaires et les révoltantes politiques menées par les pays de l'ONU. Il met ainsi en avant la puissance du lobby pharmaceutique dans des pays tellement démunis et déstructurés où il est facile d'abuser de la misère humaine qu'on n'aura aucun scrupule à tester des nouveaux médicaments sur la population. Tessa (superbe Rachel Weisz) s'investira corps et âme dans ce combat face à un ennemi bien trop fort pour elle, et son mari, en menant son enquête, reprendra par la suite le flambeau pour découvrir qui a causé la disparition de sa femme.
The constant gardener n'est ni un documentaire, ni une satire, ni une romance. Il est les trois à la fois et aucun des trois. Par une atmosphère délicate et parfois oppressante, il nous attache au sort de cette population bien démunie et à l'impuissance de ce couple anglais qui se sera tour à tour cassé les dents contre la machine ONG, nous rappelant, comme si cela était encore nécessaire, que le monde est pourri et que le profit a bien souvent plus de valeur que la vie humaine.
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Filmographies
Ralph Fiennes ( La liste de Schindler, le Patient anglais, Spider, Harry Potter 4 & 5, ... )
Rachel Weisz ( La momie, Beauté volée, The Fountain, My blueberry nights ... )




