20 décembre 2009
[dvd] VERY BAD TRIP
THE HANGOVER RÉALISÉ
PAR TODD PHILLIPS –
AVEC BRADLEY COOPER, ED HELMS, HEATHER GRAHAM – GENRE COMÉDIE – DURÉE
1h30 – ÉTATS UNIS – SORTIE
(FR) 24 JUIN 2009 - Quelques
jours avant son mariage avec Lisa, Doug décide d'enterrer sa vie de
garcon avec quelques copains, lesquels organisent une virée à Las
Vegas. Lisa voit d'un mauvais oeil cette sortie, obsedée par un
mariage qu'elle attend depuis toujours. Au réveil de l'enterrement
de vie de garçon bien arrosé, les trois amis du fiancé se rendent
compte qu'il a disparu 40 heures avant la cérémonie du mariage. Ils
vont alors devoir faire fi de leur gueule de bois et rassembler leurs
bribes de souvenirs pour comprendre ce qui s'est passé. Annoncé comme LA comédie de l'année un peu partout - tant dans la presse que par les spectateurs - je me suis essayé au phénomène de l'année, Very Bad Trip. Sauf que la dite "bonne surprise" n'en est pas vraiment une. Tout d'abord, il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec Very Bad Things de Peter Berg, dont le pitch de départ est extrêmement similaire (à une nuance près), à tel point qu'on se demande s'il n'y a pas plagiat. Le choix du titre VF semble d'ailleurs appuyer l'argument puisqu'un seul mot change par rapport au film de Berg sorti en 1998. Mais comme la beuverie est terriblement à la mode et que la bande à Apatow est - énigmatiquement - super tendance ces temps-ci, le film a eu un succès non négligeable au box-office mondial qui l'élève quasiment (pour certains) au statut de "film culte", alors qu'il mériterait davantage l'étiquette de "film con". Les personnages sont d'un caricatural si excessif qu'il en devient consternant - même si Melissa, la copine castratrice qui empêche son copain de fréquenter ses amis parce qu'elle les trouve immatûres... - les acteurs sont plutôt mauvais et surjouent la plupart du temps - quand ils ne tombent pas allègrement dans le cabotinage homophobe - et l'unique source à gags potentiellement amusante (le marginal qui se prend d'affection pour le bébé) passe malheureusement trop vite à la trappe. The Hangover débute plutôt bien. Cela ne dure pas plus d'une demie-heure. La suite du film n'est qu'un "very bad trip" pour lequel on n'a pas envie d'embarquer. Quitte à passer pour un aigri rabat-joie, j'ose le jeu de mots aussi subtil que le film : Very Bad Trip est une Very Bad Comedy, pas du tout à la hauteur des meilleures comédies US qu'elle plagie et parodie sans une once d'inspiration. Las Vegas est la porte ouverte à tous les clichés et l'auteur s'en est donné à cœur joie apparemment ! Le film ne devrait néanmoins pas avoir de mal à trouver son public en dvd, comme il l'a fait en salles (après tout, les beaufs sont nombreux). Bourré au fond de son canapé, on a peut-être encore plus de chances de l'apprécier !
Ce qu'en dit la presse (Libération, Télérama) : « A part le marginal imprévisible, les personnages sont des archétypes, de gentils beaufs auxquels un public très large peut s'identifier. D'où le succès. Le film de Todd Phillips ne réussit qu'à moitié (…) abattant un peu trop vite ses atouts majeurs. »





16 décembre 2009
[exclu] GIGANTIC
GIGANTIC RÉALISÉ
PAR MATT
ASELTON – AVEC PAUL
DANO, ZOOEY DESCHANEL – GENRE COMÉDIE
– DURÉE 1h37
– ÉTATS-UNIS – SORTIE
(FR) 6
JANV. 2010 -
Brian
Weathersby est un jeune homme ordinaire : célibataire, employé dans
un magasin de literie. Enfant né tardivement, Brian ne se sent pas à
la hauteur face à ses deux grands frères qui ont brillamment
réussi, il n'en demeure pas moins le petit dernier chéri de toute
la famille. En réalité, Brian n'aime pas sa vie et passe son temps
à poursuivre son rêve d'enfance : adopter un bébé en Chine. Il
fait un jour la rencontre de Al Lolly, personnage certes riche mais
bourru venu acheter un lit, précisant qu'une personne viendra se
charger de la livraison. C'est ainsi qu'il rencontre Harriet, fille
de Al, venue s'occuper de la livraison, endormie sur le fameux
lit. Première
réalisation pleine de tendresse et d'humour - assez décalé parfois
mais franchement amusant - Gigantic
réunit
des personnages tous un peu marginaux et terriblement attachants (une
première pour Paul-freaking-Dano). N'hésitez pas à aller voir ce
film qui sort enfin en France début 2010, vous passerez un très bon
moment de détente en compagnie de Paul Dano et de la craquante Zooey
Deschanel. Un plaisir quasi-gigantic.
Ce qu'en dit la presse (The Guardian, Excessif) : « Le premier film de M. Aselton a ses moments touchants et ses scènes comiques à la new-yorkaise. Un film réalisé avec tendresse et application. Sortant avec du retard par rapport à sa sortie américaine, ce coup d'essai (…) a tout du film fragile, subtil et beau qui ne veut pas – et ne peut pas – mettre de mots sur ce qui ne se raconte pas.. »




05 octobre 2009
[ciné] (500) JOURS ENSEMBLE

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RÉALISÉ PAR MARC WEBB – AVEC JOSEPH GORDON-LEVITT, ZOOEY DESCHANEL – GENRE ROMANCE – DURÉE 1h36 – ÉTATS UNIS – SORTIE (FR) 30 SEPT. 2009 |
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Tom croit encore en un amour qui transfigure, un amour à la destinée cosmique, un coup de foudre unique. Ce qui n'est pas du tout le cas de Summer. Cela n'empêche pourtant pas Tom de partir à sa conquête, armé de toute sa force et de tout son courage, tel un Don Quichotte des temps modernes. La foudre tombe le premier jour, quand Tom rencontre Summer la nouvelle secrétaire de son patron, une belle jeune fille enjouée |
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Mon avis sur le film Pour sa première réalisation, Marc Webb réalise un film attachant, drôle et émouvant sur un jeune homme qui tombe amoureux d'une craquante assistante dont il pense immédiatement qu'elle sera la femme de sa vie, « the one ». Une histoire classique typique des comédies romantiques que l'on nous sert chaque année à foison. Erreur. (500) days of Summer, rebaptisé 500 jours ensemble, est une histoire d'amour où les jours sont comptés. Car les histoires – d'amour – finissent mal, en généraaaaaal... Ils vont se fréquenter, se découvrir, se livrer, partager des instants de complicité et d'intimité touchants et drôles, mais alors que Tom tombe de plus en plus amoureux de Summer, cette dernière se montre plus mesurée, plus détachée, ne voulant pas s'engager dans « quelque chose de sérieux ». Un film lucide sur les nouvelles dynamiques de couple, où les rôles s'inversent progressivement : l'homme devenant fleur bleue et romantique et la femme plus terre à terre et avide d'indépendance. Avec un fil narratif non linéaire et habilement déstructuré, Marc Webb nous permet de suivre l'histoire de ce couple, de la rencontre à la séparation, puis au deuil de la relation. Le scénario est intelligemment écrit et sa réalisation pleine d'inventivité avec une séquence split-screen particulièrement astucieuse et marquante. Son duo d'acteurs, l'excellent Joseph Gordon-Levitt (Mysterious Skin) et l'irresistible Zooey Deschanel, y est également pour beaucoup dans la réussite de cette première œuvre franchement attachante – mais déchirante. Un film dont on ressort légèrement souriant et relativement mélancolique. 500 days of Summer est un film plein de charme et de belles petites choses. La meilleure « comédie romantique » de l'année mise en valeur par une réalisation agile et délicate et l'alchimie évidente entre ces deux acteurs montants que sont Zooey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt.
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L'avis de la presse Les qualités d'écriture et l'habileté du scénario suffisent à faire de ce film une réussite mineure mais réelle dans un genre trop souvent soumis à la mièvrerie et aux facilités. Positif Porté par un scénario malin, emmené par une mise en scène imaginative et des comédiens attachants, ce premier film du réalisateur Marc Webb est une excellente surprise. FilmActu |
14 septembre 2009
[ciné] GOOD MORNING ENGLAND

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RÉALISÉ PAR RICHARD CURTIS – AVEC PHILIP SEYMOUR-HOFFMAN, KENNETH BRANAGH, BILL NIGHY – GENRE COMÉDIE – DURÉE 1h55 – GRANDE-BRETAGNE – SORTIE (FR) 6 MAI 2009 |
Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu'il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage éclectique de DJ's rock and roll. |
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Mon
avis sur le film « Les années 60. Le rock, le mouvement hippie, la voix des jeunes qui gronde et surtout un intense mouvement de liberté qui s’éprend des nations occidentales et qui va exploser les générations, les mœurs et la norme » . Voilà une phrase qui pourrait résumer l'esprit du nouveau film de Richard Curtis (Love Actually). Cette période pour laquelle beaucoup éprouvent nostalgie ou envie - selon la génération - est dépeinte avec humour et caricature comme seuls les britanniques savent le faire. Le réalisateur joue des clichés avec de nombreuses scènes toutes plus grosses les unes que les autres. Ne cherchez pas la véracité, mais plutôt le divertissement et le rire. Le très sérieux ministre de la culture britannique est interprété génialement par un Kenneth Branagh idéalement choisi et s'avère en fin de compte le personnage le plus drôle du film. Les autres ne sont pas en reste, loin de là. L'humour parfois potache, les interprétations proches du cabotinage - c'est voulu - et les quelques excentricités du genre pourront en laisser quelques uns sur le bord de la route. Mais pour ceux qui ont envie de se laisser embarquer sur ce Boat that rocked - titre VO intraduisible - ce périple musical s'avère être un divertissement plutôt efficace. D'autant qu'on ne peut que ce régaler de cette formidable B.O, condensé jouissif de tubes en puissance (The Kinks, The Who, Beach Boys, David Bowie, pour ne citer qu'eux), et se réjouir de la présence d'acteurs britanniques qu'on adore (Chris O'Dowd et Katherine Parkinson de The I.T Crowd en tête, mais aussi la formidable Emma Thompson), On regrettera toutefois la dernière demie-heure, longue et souvent maladroite. Drôle, excentrique – ce qu'il faut – et branché, le nouveau film du Richard Curtis permet de passer un bon moment, en musique. Un film dont on ressort avec le sourire et l'envie d'aller boire un verre dans un pub qui passe de la bonne musique.
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L'avis de la presse Malgré des longueurs, notamment dans les scènes à la Titanic, cette évocation nostalgique d'une camaraderie est aussi un musical pop et rétro adroit. PositifTrès sympathique et vivifiant pendant une heure et demie. Mais le film dure deux heures et quart... Telerama |
18 juillet 2009
[ciné] WHATEVER WORKS

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RÉALISÉ PAR WOODY ALLEN – AVEC LARRY DAVID, EVAN RACHEL WOOD, PATRICIA CLARKSON – GENRE FANTASTIQUE, ROMANCE – DURÉE 1h32 – ÉTATS UNIS – SORTIE (FR) 1 JUIL. 2009 |
Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. |
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Mon avis sur le film Depuis dix ans, Woody Allen sort quasiment un film par an. S'ils sont la plupart du temps réussis et divertissants, on regrette que le septuagénaire américain ne se laisse doucement attirer par la facilité. Après le très « léger » Scoop, le déséquilibré Match Point, le grossièrement monté Vicky Cristina Barcelona, le quasi-soporiphique Le rêve de Cassandre, Woody Allen revient à New-York, avant une prochaine excursion dans la capitale française en 2010. Et ce retour à NY semble comme un retour aux sources pour le réalisateur. Sauf que... je pense que l'ami Woody est en train de nous lasser. Son personnage principal avait tout pour – me – plaire, mais à l'arrivée, le jeu assez limité et le faciès agaçant de Larry David n'a pas eu l'effet escompté. Certes, il est difficile d'être misanthrope, jouissif et attachant – n'est pas Greg House qui veut – cependant, je trouve lassant de retrouver constamment dans les derniers films de Woody les mêmes personnages (la blonde simplette, la quinquagénaire qui se redécouvre une sexualité, le beau gosse de service et le vieux bavard), un thème musical répétitif, des montages baclés, et j'en passe. Woody Allen pourrait être comme le bon vin. Il pourrait aussi être sur le déclin. Il n'est ni l'un ni l'autre. Toujours le même. Est-ce une bonne chose ? |
Un film qui avait tout pour (me) plaire. Mais les ingrédients dans le chaudron de Woody commencent à devenir fades à force de nous les servir à toutes les sauces. Dommage. |
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L'avis de la presse C'est bien joué, bien écrit, malicieux, new-yorkais en diable (...) mais on sent que Woody patine, refait ses gammes et n'en finit plus d'être le taulier de son propre système. Au fond, on s'en fout. Charlie Hebdo |
29 juin 2009
[ciné] SUNSHINE CLEANING

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RÉALISÉ PAR CHRISTINE JEFFS – AVEC AMY ADAMS, EMILY BLUNT, ALAN ARKIN, MARY-LINN RAJSKUB – GENRE COMÉDIE, DRAMA– DURÉE 1h42 – ÉTATS UNIS – SORTIE (FR) 10 JUIN 2009 |
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Rose Lorkowski est une mère célibataire qui travaille comme femme de ménage. Afin de payer l'inscription de son fils dans une école privée, elle décide de créer avec sa soeur une entreprise spécialisée dans le nettoyage des scènes de crimes. |
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Mon avis sur le film Réunissant deux actrices montantes, Sunshine Cleaning est une production indépendante de qualité, tantôt poétique et émouvante, tantôt drôle ou cynique. Un film chaleureux et savoureux, teinté d'une bonne dose d'humour noir, porté par des acteurs tous excellents (de Amy Adams et Emily Blunt à Mary Linn Rajskub en passant par Alan Arkin). Il se détache aisément des derniers succès hautement surestimés du tendance Juno ou de l'ultra factice Little Miss Sunshine et fait incontestablement - à mes yeux - partie des films à ne pas manquer cette année. |
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L'avis de la presse On retrouve ici ce réalisme, cette empathie et cette simplicité qui font la grandeur des petits films indépendants américains. ParisMatch |
02 juin 2009
[ciné] LOOKING FOR ERIC

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RÉALISÉ PAR KEN LOACH – AVEC STEVE EVETS, ERIC CANTONA, STEPHANIE BISHOP – GENRE COMÉDIE, DRAME – DURÉE 1h59 – GRANDE-BRETAGNE – SORTIE (FR) 27 MAI 2009 |
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Postier mancunien, Eric Bishop voit sa vie lui échapper, se délitant sans qu'il n'y puisse rien. Perdu, proche de tout laisser tomber pour de bon, notre homme se confie alors à l'affiche de son idole, Eric The King. Or, ce dernier lui apparaît bientôt pour l'aider à reconquérir son existence et les siens... |
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Mon avis sur le film En 1997, le King raccrochait les crampons. Quelques mois plus tard, un stade comble lui rendait hommage lors de son jubilé dans le Théâtre des Rêves d'Old Trafford. Ce frenchy qui s'est imposé dans le cœur des anglais amoureux du ballon rond, c'est Eric Cantona, le célèbre numéro 7 de Manchester United. Eric Bishop lui envie son charisme, sa confiance en lui, sa réussite et sa vie en général, lui qui voit la sienne s'effriter de toute part depuis plusieurs années. Il n'a plus de contrôle et d'autorité sur ses deux adolescents, il a brisé le cœur de l'amour de sa vie, il devient de plus en plus négligeant chez lui et à son boulot. Si bien qu'un jour, pris d'un coup de folie, il commet quasiment l'irréparable. Ses amis vont alors tout faire pour lui redonner la joie de vivre. En vain, semble t'il. Il va alors trouver le réconfort et la force de reprendre sa vie en main grâce à une personne très spéciale pour lui : Eric Cantona lui-même. Se jouant de sa propre image et de sa propre histoire, le personnage d'Eric Cantona est drôle, impertinent et attachant, sorte d'auto-dérision assumée de l'image qu'il véhicule médiatiquement. Il établit avec son partenaire à l'écran une complicité certaine, tantôt pleine de tendresse, tantôt cocasse. et explosive. Eric C., le héros de tout un peuple, va aider son admirateur, Eric B., véritable héros du film, à reprendre sa vie en main et lui redonner un peu de foi en lui. Steve Evets est une véritable révélation et il vole quasiment la vedette au King himself. Ken Loach et Paul Laverty, son scénariste, prouvent avec ce film qu'ils maîtrisent aussi remarquablement bien la comédie - en conservant un fond de drame social inhérent à leur cinéma. Looking for Eric est un véritable moment de plaisir jouissif, un film drôle et touchant, discrètement engagé, qui donne le sourire et remplit d'un certain optimisme lucide. Un film qui finalement symbolise bien le cinéma de ce grand monsieur, "dont la thématique favorite a toujours été l'observation de l'homme dans sa réaction face à l'adversité et à l'oppression", une ôde à la solidarité, à la persévérance, à l'amitié, à l'amour et à la famille, et enfin une ôde au ballon rond et à l'un de ses plus inoubliables représentants. |
Looking for Eric est un petit bonheur dont il serait bien dommage de se priver. Hilarant et émouvant, l'histoire de ce postier, fan de Manchester United et plus particulièrement de Eric Cantona, ravira tant les amateurs de ballon rond que les cinéphiles et/ou amateurs de Ken Loach. Si vous combinez les deux, comme moi, vous serez alors comblés. |

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L'avis de la presse Conservant son talent pour la chronique sociale à travers le portrait de ce père célibataire (…) Ken Loach y ajoute cette fois-ci une belle part de rêve et d’humour. A Nous Paris Voir l’ancien footballeur conseiller son admirateur à coups d’aphorismes est un pur régal digne des meilleurs fantaisies britanniques. Ken Loach apporte en prime une touche de tendresse bienvenue dans un contexte de crise économique. 20Minutes Hilarant, émouvant et inattendu, Looking for Eric est à l’image de sa vedette. Complexe, sensible, poétique et étonnant, le dernier film de Ken Loach rompt donc avec la gravité d’It’s a free world, s’avérant d’une richesse et d’une énergie communicative. Simplement énorme ! DvdRama |
05 mai 2009
[ciné] LAST CHANCE HARVEY

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RÉALISÉ PAR JOEL HOPKINS – AVEC DUSTIN HOFFMAN, EMMA THOMPSON – GENRE COMÉDIE ROMANTIQUE – DURÉE 1h33 – GRANDE BRETAGNE – SORTIE (FR) 4 MARS 2009 |
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Quand Harvey Shine arrive à Londres pour marier sa fille, sa vie n'a rien de réjouissante. Seul et divorcé, sur le point d'être licencié, ce modeste compositeur de jingles publicitaires peine à trouver sa vie exaltante. De son côté, Kate Walker s'échine entre l'aéroport d'Heathrow et une mère qui ne cesse de la harceler pour un rien. Ces deux n'étaient donc pas faits pour se trouver. Et pourtant, après s'être croisés, leur chemin font finalement se rencontrer et après moult péripéties. |
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Mon avis sur le film Les comédies sentimentales sont assez prévisibles et souvent construites sur le même schéma. Last chance Harvey n'échappe pas à la règle. Sauf qu'il y a ce petit quelque chose qui fait que l'on passe un bon moment. Tout d'abord, la présence et l'interprétation des deux acteurs, la pétillante Emma Thompson et le souvent excellent Dustin Hoffman, est un des points forts indiscutables du film et lui apporte un véritable charme. Ensuite, si elle est remplie de bons sentiments, comme toute comédie romantique, on sent une tendresse particulière de son auteur envers les personnages, une certaine mélancolie également qui les accompagne et qui ne sonne pas artificielle comme c'est bien trop souvent le cas lors des passages de déprimes solitaires. Enfin, au lieu de suivre les déboires de deux trentenaires dans la fleur de l'âge, beaux et dynamiques, Joel Hopkins raconte l'histoire de deux quinquagénaires un peu désabusés voire désillusionnés, avec une certaine pertinence et quelques petites surprises scénaristiques, évitant une mécanique vue et revue et se révèle être une sympathique bonne surprise. |
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L'avis de la presse Aucune forme de cynisme ne résiste à une comédie sentimentale réussie. Positif |
11 avril 2009
[dvd] YES MAN

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RÉALISÉ PAR PEYTON REED – AVEC JIM CARREY, ZOOEY DESCHANEL, BRADLEY COOPER – GENRE COMÉDIE, ROMANCE – DURÉE 1h43 – ÉTATS UNIS – SORTIE (FR) 21 JANVIER 2009 |
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Depuis que sa femme l'a quitté, il y a trois ans de cela, Carl Allen a proscrit tout positivisme de son comportement et passe ainsi son temps à dire "non". Non, non et toujours non, au point qu'il se replie de plus en plus sur lui-même et semble bien parti pour rester définitivement vissé sur son canapé, à regarder des DVD. Pourtant, suite à une rencontre avec une ancienne connaissance, il est introduit dans les séminaires d'une sorte de gourou de la pensée positive, qui va prendre Carl à part et lui faire promettre de ne plus jamais dire autre chose que oui, oui et toujours oui. Ayant un peu de mal à s'adapter au départ à ce nouveau mode de vie, Carl va néanmoins très vite s'apercevoir de toutes les bonnes choses que cela peut lui apporter : une nouvelle copine, une promotion, un sentiment d'exaltation prolongée... Mais même si "non" n'est pas une réponse, "oui" doit-elle vraiment être la seule ? |
| Le nom de Jim Carrey sur une affiche peut parfois laisser perplexe. Capable de nous émouvoir intensément (avec les inoubliables The Truman Show et Eternal Sunshine...), de nous faire peur (Le nombre 23, Les Orphelins Baudelaire), et de nous faire rire avec des comédies cultes (The Mask) ou pas (Ace Ventura, Dumb and Dumberer), Jim Carrey est clairement capable du meilleur comme du pire. Et bien souvent, si l'on annonce la sortie d'une comédie avec Jim Carrey, on aura l'impression - moi le premier - au visionnage de la bande-annonce d'avoir déjà vu et revu les pitreries de l'acteur avec un pitch simpliste et une trame tristement classique et prévisible. Il n'en est rien pour ce film sorti en début d'année. Yes, Man s'avère en fait être une très bonne surprise, qu'il serait dommage de manquer, un divertissement terriblement efficace porté par un duo d'acteurs aussi drôles qu'attachants. Bien entendu, il reste plutôt grand public et n'est pas dénué de défauts, mais il n'en est pas moins savoureux et convient parfaitement pour un moment de détente, sans cet arrière-goût fadasse de la comédie débile ultra-formatée aux gags surfaits et à la morale façon guimauve. Mëme si elle n'est pas sans défauts - premier quart d'heure inégal au niveau du rythme - cette comédie romantique pleine de charme se démarque du lot. Pourquoi ? Peut-être grâce à la bouille attendrissante de Carrey et à ses grimaces toujours exceptionnelles ou à la présence fraîche et pétillante de la craquante Zooey Deschanel. Ou bien est-ce cette alchimie évidente entre les deux acteurs. Il y a aussi et sûrement la créativité et un certain talent du réalisateur Peyton Reed, capable de nous amuser (avec quelques scènes bien délirantes) et d'instaurer une certaine sensibilité qui rend l'histoire de ses personnages attachante. Le fait est que lorsque le générique - très sympa soit dit en passant - arrive, on s'est régalé sans avoir eu l'impression de s'abrutir et l'on aurait presque envie d'en reprendre une part. |
Une comédie romantico-déjantée (juste ce qui faut) bien plus subtile qui n'y paraît et un divertissement diablement efficace et jamais ennuyeux, avec un Jim Carrey polyvalent, accompagné d'une Zooey Deschanel ir-ré-sis-tible. |

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L'avis de la presse Si les similitudes avec certains des précédents films de Jim Carrey - que ce soit au niveau de la production ou bien de l'intrigue - nous faisaient craindre une comédie familiale trop moralisatrice, engoncée dans une structure narrative rebutante (...) il n'en est finalement rien. Gentiment romantique et plutôt barré, ce retour provisoire de Jim Carrey à la comédie pure et dure est donc une bonne surprise. DvdRama Cette comédie, particulièrement réussie sur son versant romantique, se révèle toutefois exquise. LesInrocks |
27 janvier 2009
[dvd] NOS JOURS HEUREUX

NOS JOURS HEUREUX 

RÉALISE PAR OLIVIER NAKACHE & ERIC TOLEDANO - AVEC JEAN-PAUL ROUVE, MARILOU BERRY, OMAR SY
COMEDIE - 2006 - 1h43
- Vincent Rousseau dirige pour la première fois une colonie de vacances et se retrouve plongé pendant trois semaines dans l'univers des colos avec petites histoires et gros soucis à la clef! Vincent se retrouve alors confronté à la vie mouvementée du camp, de ses animateurs plus ou moins professionnels et des ados pas toujours évidents à gérer... - Le très sympathique film Nos jours heureux, sorti été 2006 - période de vacances et de colonies - se laisse suivre très agréablement. Si la réalisation est tout sauf inventive, ce n'est pas le but de ce divertissement bon enfant mais pas con-con façon Camping et autre film franchouillard. Les acteurs ne sont si très bons ni particulièrement mauvais. L'histoire est assez convenue et les portraits assez représentatifs d'une vie en colonie, et pourtant, le charme prend et l'on suit les trois semaines chaotiques de toute la troupe. Les deux réalisateurs se sont d'ailleurs eux-mêmes connus lors d'une colonie. Cela se voit. Le film sent le vécu. Émotions, plans galères, coups de gueule et franches rigolades se succèdent, mais à la fin l'attachement finit par l'emporter sur l'épuisement et le stress, laissant un certain vide et une grosse nostalgie quand il faut tout ranger et s'en aller. Un joli petit film, qui permet de passer 1h30 plutôt sympa et qui parlera forcément à ceux qui ont fait colonies de vacances et autres centres aérés, que ce soit du côté des enfants comme de celui des animateurs.
6 / 10
L'avis de la presse
C'est bon enfant, confortable et sans surprise, mais avec une certaine justesse de ton. - Positif
La mise en scène est pour ainsi dire inexistante, mais les réalisateurs s'en sortent grâce à un montage rapide qui balaie tout ennui. L'ensemble est donc amusant et permet de passer un agréable moment, sans autre prétention. - AvoirAlire




