. . . . LE BLEU DU MIROIR . . . .

Avis et chroniques sur les derniers films vus en salles ou en DVD, ainsi que quelques-uns de mes coups de cœur ciné ou séries TV.

08 décembre 2009

[ciné] PARANORMAL ACTIVITY

PAPARANORMAL ACTIVITY RÉALISÉ PAR OREN PELI – AVEC KATHY FEATHERSTON, MICAH SLOAT – GENRE THRILLER FANTASTIQUE – DURÉE 1h26 – ÉTATS UNIS  – SORTIE (FR) 2 DÉC. 2009 - Un jeune couple suspecte leur maison d'être hantée par un esprit démoniaque. Ils décident alors de mettre en place une surveillance vidéo durant leur sommeil afin d'enregistrer les évènements nocturnes dont ils sont les victimes. Les images récupérées de septembre à octobre 2006 ont été montées en un film de 86 minutes. Profitant d'un énorme buzz, Paranormal Activity est sorti dans les salles françaises début décembre. Et comme souvent (Bienvenue chez les Ch'tis...) plus le buzz est énorme, moins le film vaut le coup. Ce long-métrage minimaliste, au budget digne d'étudiants d'arts du spectacle, ne réussit pas à reproduire le tour de force du phénomène ciné qu'il avait l'ambition d'imiter (Blair Witch). Sur les 86 minutes que durent le film, le temps est parfois assez long. Les quelques passages un brin frissonnants ne sauvent pas l'ensemble. Si néanmoins vous aviez envie d'y goûter, zappez la première heure, la dernière demie-heure suffit amplement. Vendre du vide est devenu un business. Paranormal Activity est le nouveau film qui fait parler de lui. Mais on est loin de l'ouragan annoncé. A peine un petit courant d'air, tout juste bon à faire claquer quelques portes.

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La lenteur du récit détruit les rares séquences un temps soit peu effrayantes. Une petite chose plutôt futée qui exige de la part du spectateur une bonne dose d'indulgence, d'amnésie et de patience, tant le chemin semble laborieux et répétitif avant d'atteindre les trois dernières minutes du film. Excessif, Charlie Hebdo.

23 novembre 2009

[ciné] L'IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS

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THE IMAGINARIUM OF DOCTOR PARNASSUS RÉALISÉ PAR TERRY GILLIAM – AVEC HEATH LEDGER, CHRISTOPHER PLUMMER, LILY COLE, COLIN FARRELL, JOHNNY DEPPGENRE FANTASTIQUE – DURÉE 2h02 – FRANCE, CANADASORTIE (FR) 11 NOV 2009

Avec sa troupe de théâtre ambulant, " l'Imaginarium ", le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l'heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes...

Mon avis sur le film

C'est peu convaincu que je me suis rendu au cinéma pour voir une projection du dernier film de Terry Gilliam (Brazil, Las Vegas Parano, Tideland, Les frères Grimm) offrant son ultime rôle à Heath Ledger, inoubliable Joker dans The Dark Knight, qui nous a quitté l'an dernier avant que le réalisateur américain n'ait fini de boucler le tournage de son métrage. Maudit ? On aurait pû le croire. Pour éviter que ce nouveau projet ne finisse au placard, Gilliam engage alors non pas un mais bien trois acteurs pour incarner le personnage de Tony – interprété par Heath Ledger – de l'autre côté du miroir. Tour à tour, Johnny Sparrow Depp, Jude Law et Colin Farrell reprennent le rôle dans le monde imaginaire du Dr Parnassus.

Le démarrage est légèrement poussif car le film tarde à trouver son rythme. Il faut attendre plus d'un bon quart d'heure, jusqu'à l'apparition troublante et tristement ironique de Heath Ledger, avant de vraiment entrer dans l'histoire. D'abord un peu désorienté et sonné – comme le spectateur – Tony finit par retrouver ses repères et son charisme de bonimenteur  un brin manipulateur. L'acteur australien montre une fois de plus qu'il était l'un des acteurs les plus prometteurs et talentueux de sa génération. Les autres sont quasiment tous au niveau, mention spéciale à un Andrew Garfield méconnaissable et à nouveau excellent (Boy A), Tom Waits ou encore Colin Farrell qui, des trois "remplaçants", est celui qui tire le mieux son épingle du jeu.

On baigne dans l'univers du Dr Parnassus inventé par Terry Gilliam, mais on est parfois un peu perdu dans le foisonnement d'intrigues et d'images. La narration est donc plutôt irrégulière, Gilliam ayant peut-être essayé de rafistoler son scénario et son montage afin de retomber sur ses pieds après la disparition de son acteur principal. Mais au final, on ne garde que le positif et les souvenirs de ce conte. J'en suis donc ressorti particulièrement satisfait et envoûté. Comment ne pas l'être devant tant de créativité ?

8 / 10

L'imaginarium du Docteur Parnassus est un film débordant d'inventivité, d'une richesse et d'une beauté inouïes, offrant à Heath Ledger un dernier grand rôle. On est emporté dans cet univers malgré une trame narrative quelque peu incertaine : Terry Gilliam donne l'impression de vouloir trop en faire et de privilégier davantage la forme au fond. L'ensemble reste plutôt en surface et manque donc un peu d'émotion. Visuellement en revanche, on en prend plein les yeux. Quelle merveille !

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Salut, moi, c'est Professeur Albus ! Euh... Docteur Parnassus.

L'avis de la presse

Une œuvre excessive, colorée, imprévisible, chaleureuse et totalement inclassable qui, tout en célébrant l'imaginaire à chaque plan, questionne plus que jamais la place de l'artiste, du créateur, dans nos sociétés modernes. FilmsActu

25 juin 2009

[ciné] CORALINE 3D

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RÉALISÉ PAR HENRY SELICK – AVEC LES VOIX DE DAKOTA FANING, TERI HATCHERGENRE FANTASTIQUE, ANIMATION – DURÉE 1h40 – ÉTATS UNISSORTIE (FR) 10 JUIN 2009

Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar.

Mon avis sur le film

Henry Selick, créateur et co-réalisateur du grandiose L'étrange Noël de Mr Jack, revient quinze ans plus tard avec Coraline, son nouveau film d'animation. Un film à l'univers gothique-acidulé, drôle et divertissant, parfois frissonnante – pour les plus jeunes – qui relate les aventures d'une gamine quelque peu délaissée par des parents très occupés par leurs impératifs professionnels et personnels. Dans une baraque peu reluisante, la fillette s'ennuie et explore la maison de fond en comble. Elle tombe sur cette porte, sorte de terrier d'Alice, et découvre un monde parallèle différent de celui qu'elle connaît – mais plutôt merveilleux en apparence – où tous ses fantasmes d'enfant semblent se réaliser. Cette version alternative de son quotidien où tout paraît idéal, de la décoration de sa maison à l'attitude archi-dévouée de ses parents, ne sera définitive que si elle accepte de faire un petit sacrifice : coudre des boutons à la place de ses yeux. Le film pose des questions importantes sur la place de l'enfant, de ce dont il est capable pour parvenir à ses fins, propos plutôt pertinent dans la société de l'enfant-roi où, pour se faire apprécier ou se déculpabiliser, nombreux sont les parents qui cèdent facilement aux moindres caprices de leurs bambins.

FAV

6 / 10

Coraline est un film d'animation de très bonne facture, pour petits et grands. Un conte moderne réussi et visuellement irréprochable, à mi-chemin entre Le voyage de Chihiro et Alice aux Pays des Merveilles, mais qui n'a toutefois pas la poésie et la subtilité de L'étrange Noël de Mr Jack.

L'avis de la presse

Selick joue habilement avec les fantasmes de l'enfance - qui n'a pas rêvé, un jour, de changer de parents ? -, mais aussi, et surtout, avec ses angoisses. Télérama

 

23 mai 2009

[dvd] TWILIGHT : FASCINATION

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RÉALISÉ PAR CATHERINE HARDWICKE – AVEC KRISTEN STEWART, ROBERT PATTINSONGENRE FANTASTIQUE, ROMANCE – DURÉE 2h07 – ÉTATS UNISSORTIE (FR) 7 JANV. 2009

Quand elle quitte l'Arizona pour emménager dans la pluvieuse ville de Forks, s'installant chez son père, la jeune Bella pense que rien ne pourra la surprendre en ces lieux. Grosse erreur car, dans la brume environnante, vit la mystérieuse famille Cullen dont les membres restent toujours entre eux, soudés et en marge. Irrémédiablement attirée par l'un d'entre eux, Edward, elle n'aura même aucune crainte lorsqu'elle comprendra que lui et les siens sont en réalité des vampires, d'un type un peu particulier cependant puisqu'ils ont renoncé au sang humain. Une relation compliquée entre les deux jeunes gens va alors naître, contrariée par la nature de chacun mais aussi mise en danger par un trio de vampires récemment débarqué dans les parages et n'ayant que le goût du sang à la bouche...

Mon avis sur le film

Les vampires ont la côte. Après la jouissive série de HBO, True Blood, c'est le « phénomène » Twilight qui a débarqué sur les (grands) écrans français au début de l'année. J'ai donc décidé de jeter un œil à l'adaptation du premier volet de la saga succès de Stephenie Meyer. Lançant le film avec l'idée que j'allais voir une belle croûtasse, mes attentes n'étaient pas très élevées. Le film débute pourtant bien, porté par une Kristen Stewart qui a « bien » grandi depuis Panic Room. Si bien que je commence à me dire finalement, je pourrais passer un bon moment et que Catherine Hardwicke (Thirteen, Les seigneurs de Dogtown) va peut-être apporter quelque chose à cette nouvelle pompe à fric pour ados. Et bien, croyez le ou non, mais le film s'avère finalement être... une belle croûtasse. D'accord, la bande son est sympa (Muse, Debussy). D'accord, Kristen Stewart est à croquer – dans tous les sens du terme – et s'en sort plutôt bien. D'accord, ça fait plaisir de revoir Sarah Clarke ne serait-ce que quelques minutes. Toutefois, alors que la première heure truffée de clichés réussissait plutôt à nous divertir, le deuxième partie du film est beaucoup plus ennuyeuse. Là où l'intrigue et le rythme du film étaient censés s'emballer et nous emporter, c'est l'inverse qui se produit. On décroche, le film dérape et devient assez long et mauvais? Jusque là, les dégâts étaient limités, la réalisation était assez sobre et parfois presque subtile. Elle devient brouillonne et clipesque – jusqu'à la nausée. Le suspense ne fonctionne pas, le peu de mystère s'envole et la mise en scène devient digne d'un pauvre film de série B. La conclusion est catastrophique et ne donne vraiment pas envie de voir la suite. Les dialogues sont consternants, la mise en scène pitoyable, la musique et le montage insupportables,  et même Kristen Stewart semble abaisser la qualité de son interprétation au niveau de celle du célèbre neuneu Robert Pattinson – déjà horripilant dans la parodie d'Harry Potter IV, il l'est encore plus avec ses jolies lentilles marron – c'est à dire, médiocre.

BOF

4 / 10

On pourrait avoir envie de voir la suite pour savoir ce qu'il va arriver à la Bella. On pourrait. Mais le joli minois de la demoiselle ne sera certainement pas une raison suffisamment forte de se l'infliger surtout quand on sait que Chris Weitz – coupable de la dramatique adaptation de À la croisée des Mondes – va prendre les commandes du numéro 2.

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L'avis de la presse

Trop long, mal équilibré, des choix discutables, les griefs sont nombreux et décontenanceront aussi bien les fans que les profanes. Dommage, parce que le potentiel était là. DvdRama

20 novembre 2008

[dvd] L'ORPHELINAT

orphelinat

FAV 7  / 10

Posté par Wilyrah à 11:36 - Sorti en 2008 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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