25 juin 2009
[ciné] CORALINE 3D

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RÉALISÉ PAR HENRY SELICK – AVEC LES VOIX DE DAKOTA FANING, TERI HATCHER – GENRE FANTASTIQUE, ANIMATION – DURÉE 1h40 – ÉTATS UNIS – SORTIE (FR) 10 JUIN 2009 |
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Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. |
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Mon avis sur le film Henry Selick, créateur et co-réalisateur du grandiose L'étrange Noël de Mr Jack, revient quinze ans plus tard avec Coraline, son nouveau film d'animation. Un film à l'univers gothique-acidulé, drôle et divertissant, parfois frissonnante – pour les plus jeunes – qui relate les aventures d'une gamine quelque peu délaissée par des parents très occupés par leurs impératifs professionnels et personnels. Dans une baraque peu reluisante, la fillette s'ennuie et explore la maison de fond en comble. Elle tombe sur cette porte, sorte de terrier d'Alice, et découvre un monde parallèle différent de celui qu'elle connaît – mais plutôt merveilleux en apparence – où tous ses fantasmes d'enfant semblent se réaliser. Cette version alternative de son quotidien où tout paraît idéal, de la décoration de sa maison à l'attitude archi-dévouée de ses parents, ne sera définitive que si elle accepte de faire un petit sacrifice : coudre des boutons à la place de ses yeux. Le film pose des questions importantes sur la place de l'enfant, de ce dont il est capable pour parvenir à ses fins, propos plutôt pertinent dans la société de l'enfant-roi où, pour se faire apprécier ou se déculpabiliser, nombreux sont les parents qui cèdent facilement aux moindres caprices de leurs bambins. |
Coraline est un film d'animation de très bonne facture, pour petits et grands. Un conte moderne réussi et visuellement irréprochable, à mi-chemin entre Le voyage de Chihiro et Alice aux Pays des Merveilles, mais qui n'a toutefois pas la poésie et la subtilité de L'étrange Noël de Mr Jack. |
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L'avis de la presse |
02 février 2009
[dvd] SLEEPWALKING

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RÉALISÉ PAR BILL MAHER – AVEC ANNA-SOPHIA ROBB, NICK STAHL, CHARLIZE THERON, DENNIS HOPPER – GENRE DRAMA – DURÉE 1H46 – 2008 - ETATS-UNIS – SORTIE (FR) INDÉTERMINÉE |
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De nouveau à la rue, Joleen se réfugie chez son frère James avec sa fille Tara. Peu après, la jeune mère indigne disparaît, laissant à son hôte maladroit le soin de s'occuper de sa nièce. Mais les services sociaux viennent bientôt lui retirer la garde. Le jour de l'anniversaire de Tara, son oncle, qui lui rend visite au centre d'accueil, file à l'anglaise avec elle, en la faisant passer pour sa fille. Leur périple routier les conduit éventuellement jusqu'à la ferme du père de James et Joleen, un homme violent apparemment à l'origine des malheurs de ses enfants. |
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Mon avis sur le film Toujours pas sorti en France, ce film indépendant américain est un joli premier film réalisé par Bill Maher. Certes, ce n'est pas un film facile à suivre, comportant quelques passages éprouvants où le sentiment d'injustice et d'impuissance que l'on ressent pour la jeune pré-ado est parfois très fort. Le spectateur éprouvera de la compassion pour le jeune oncle et la petite Tara, devant l'incapacité révoltante de Joleen à s'occuper des siens. Mais c'est surtout qu'elle n'arrive même pas à s'occuper d'elle-même, bousillée par une enfance plus que douloureuse - et on comprendra à quel point dans la deuxième partie du film. Si Sleepwalking n'est pas sans défauts - que l'on peut mettre en grande partie sur le manque du budget notamment - on peut néanmoins facilement passer outre si l'on privilégie la force d'un récit poignant et les interprétations toutes impeccables des acteurs principaux (Nick Stahl excellent, Charlize Theron discrète mais efficace, Dennis Hopper). Mais celle qui tire son épingle du jeu est la jeune Anna-Sophia Robb, déjà aperçue dans les divertissements Charlie et la chocolaterie et Le Secret de Terabithia. A seulement 14 ans, on peut déjà déceler chez elle un certain talent,sans cette fâcheuse tendance à surjouer qu'ont trop souvent les teen-stars - the Freddie Highmore syndrom. Malheureusement, le film a eu un parcours US très discret, c'est pourquoi on ne devrait probablement pas le voir débarquer sur nos écrans, et ce sera bien dommage car Sleepwalking est, pour reprendre les mots d'un site canadien, "une œuvre touchante, réaliste et sincère". |
7 / 10
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