. . . . LE BLEU DU MIROIR . . . .

Avis et chroniques sur les derniers films vus en salles ou en DVD, ainsi que quelques-uns de mes coups de cœur ciné ou séries TV.

11 mars 2009

[ciné] THE WRESTLER

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RÉALISÉ PAR DARREN ARONOVSKY – AVEC MICKEY ROURKE, MARISA TOMEI, EVAN RACHEL WOOD – GENRE DRAMA – DURÉE 1h45 – ÉTATS-UNIS – SORTIE (FR) 18 FEVRIER 2009

À la fin des années 80, Randy Robinson, dit The Ram ("Le Bélier"), était une star du catch. Vingt ans plus tard, il ne se produit plus que dans des salles de gym de lycées ou des maisons de quartier... Brouillé avec sa fille, il est incapable d'entretenir une relation durable avec quiconque : il ne vit que pour le plaisir du spectacle et l'adoration de ses fans.

Mon avis sur le film

Après le marquant Requiem for a dream et le fascinant The Fountain, Darren Aronofsky signe son grand retour avec The Wrestler, accompagné d'un Mickey Rourke époustouflant. La presse en a beaucoup fait et dit à propos de la "résurrection" de l'acteur des années 90. Un discours qui avait de quoi agacer. Mais lorsque l'on voit son interprétation - qui malheureusement n'a pas obtenu l'Oscar, l'Academy lui préférant le maniéré Sean Penn - on ne peut être qu'admiratif. Il n'interprète pas, il est ce catcheur has-been, fauché et tristement seul qui va essayer de retisser des liens avec ceux qui lui restent, à commencer par sa fille, qui ne lui parle plus depuis qu'il est parti de la maison  en l'abandonnant quelques années auparavant.

Les premières séquences nous plongent en plein coeur de l'action et du monde du catch. Certaines scènes illustrent le folklore autour du catch, toute cette mise en scène mais également l'envers du décor et les souffrances que s'imposent ceux qui y participent. Les sévices physiques qu'ils s'infligent ne sont d'ailleurs pas très agréables à voir. Et il y a aussi ces cachets qu'ils s'enfilent pour tenir la cadence. D'ailleurs, Randy va accuser le coup et réaliser qu'il est seul et en sale état, et que s'il ne veut pas finir ainsi, il lui appartient de se racheter auprès de sa fille, interprétée par une Evan Rachel Wood, remarquablement convaincante.

Si le film se déroule dans un cadre pas forcément enthousiasmant de mon point de vue - le catch, ça va bien cinq minutes -  The Wrestler a été une énorme bonne surprise, un film incroyablement touchant et sincère, intelligemment construit et portés par des acteurs tous excellents avec notamment un Mickey Rourke - allez, j'ose ! - "revenu des enfers". Une quête de rédemption différente de celle de Boy A, mais une histoire aussi poignante. Darren Aronovsky, de son côté, confirme un énorme potentiel.

CDCs

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L'avis de la presse

Avec sa modestie en bandoulière et sa tristesse en serre-têtes, The Wrestler, film duquel et dans lequel on ne se relève pas, assure aux yeux de tous que Darren Aronofsky est l'un des plus grands cinéastes de son époque. Dvdrama

L'acteur affiche un jeu tout en finesse et en générosité, toujours à fleur de peau, et tellement juste qu'il nous émeut aux larmes. Le JDD

 

01 mars 2009

[ciné] BOY A

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RÉALISÉ PAR JOHN CROWLEY – AVEC ANDREW GARFIELD, PETER MULLAN, KATIE LYONS, SHAUN EVANS – GENRE DRAMA – DURÉE 1h40 – GRANDE-BRETAGNE – SORTIE (FR) 25 FÉVRIER 2009

Jack, 24 ans, qui avait été condamné alors qu'il était mineur, est libéré après plusieurs années de prison. Dès sa libération, Terry, assistant social, l'emmène le plus loin possible de ce scandale encore présent dans tous les esprits. Terry lui donne un autre nom, lui trouve un travail, une maison. Dans cette ville d'Angleterre qu'il ne connaît pas, Jack se construit une nouvelle vie à laquelle il tente de se tenir. Mais si l'anonymat est un répit, il est aussi une douloureuse contrainte puisque Jack ne peut révéler à ses nouveaux collègues ou amis, et à la fille dont il tombe amoureux, la vraie nature de son passé. Commence alors pour lui une nouvelle existence, sous une nouvelle identité. Mais comment va-t-il échapper aux ombres de son passé pour assumer sa liberté ?


Mon avis sur le film

Le deuxième film de John Crowley a remporté un vif succès au festival de Dinard, tant critique que public. Et on comprend pourquoi. Le début du film est volontairement épuré - le jeune sort de prison, n'a aucune possession, aucun proche ou ami . Quelques plans de Jack, seul dans sa chambre sous les toits, symbolisent ce nouveau départ d'un jeune homme qui n'a pas vécu sa jeunesse, qui découvre la vie hors de sa cellule et qui va essayer de se construire une identité, une histoire, une existence. Mais pour cela, il devra dépasser les fautes qu'il a commise par le passé et apprendre à vivre avec les autres, lui qui, adolescent, n'avait en guise d'ami qu'un gamin perturbé avec qui il vivait en marge des autres. 

Boy A parle de la quête de rédemption d'une jeune homme de 24 ans qui va se lier d'amitié, connaître une relation amoureuse intense, et qui sera accompagné par un cinquantenaire attachant s'occupant d'aider à la réinsertion des anciens détenus. Andrew Garfield incarne, avec talent et sensibilité, ce "nouveau-né" dans une société pas toujours prête à donner une deuxième chance à quelqu'un qui a commis un crime. Le réalisateur ne cherche pas à disculper le jeune homme de son acte. Il essaie seulement - avec succès - de montrer combien la société n'aide pas ses personnes à la réintégrer. Et cela apparaît comme plus cruel encore lorsqu'on voit le courage, la persévérance et la volonté de Jack, qui finalement n'était qu'un gamin désorienté et esseulé lorsqu'il a été condamné. Plusieurs flash-back, habilement insérés à l'histoire, permettent de rassembler les pièces du puzzle et de connaître progressivement les circonstances du crime que lui et son jeune acolyte ont perpétré vers l'âge de 12 ans.

Le film soulève de nombreuses questions. Ce gosse était-il responsable de l'atrocité du meurtre qu'il a commis ? Et s'il l'était, ne mériterait-il pas une seconde chance, lui qui n'a que 24 ans à sa sortie de prison ? N'est-il pas une toute autre personne désormais, capable d'empathie, de loyauté et de courage ? On est touché par ce personnage qui essaie d'apprendre à vivre avec le terrible poids du passé, qu'il parvient toutefois à mettre de côté, hormis lorsqu'ils reviennent le hanter dans ses songes ou dans les médias.

LC

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Boy A est un film intelligent et brillamment construit, dont les dernières minutes bouleversantes vous scotchent au fauteuil et vous laissent immobiles et sans voix lors du générique.

Le film marquant de ce début d'année 2009.

 

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L'avis de la presse

Une enfance meurtrie se transformant en un âge adulte tourmenté, un adolescent sur le tard qui découvre la vie avec les yeux d'un mort, un garçon comme un autre dont l'identité est inconnue. (...) D'une vraie splendeur visuelle et profondément émouvante, cette production (...) bouleverse et hante... Longtemps. Dvdrama




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